Un Centre dédié à la recherche sur André Gide

Le Centre d’Études Gidiennes a vocation à coordonner l'activité scientifique autour de Gide, diffuser les informations relatives aux manifestations gidiennes et à rendre visibles et accessibles les études qui lui sont consacrées.
En savoir +

Nous trouver

Centre d’études gidiennes Bureau 49, bâtiment A UFR Arts, lettres et langues Université de Lorraine Île du Saulcy F-57045 Metz cedex 01

Nous écrire

Stephanie Bertrand Jean-Michel Wittmann
En savoir +

L'Agenda Gide

Novembre 2019
L Ma Me J V S D
1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30
15
Nov.

Le mardi 19 novembre à 19h

Mairie du Onzième (12, place Léon Blum)

Bibliothèque Parmentier

 

Dans le cadre des festivités liées au cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Gide, né à Paris le 22 novembre 1869, Pierre Masson donnera une conférence intitulée Gide et la société des hommes : de l'individu à l'humanité.

 

Cette conférence s'inscrit dans un cycle consacré à Gide et à Proust, à la Mairie du XIe arrondissement, dont voici le programme complet :

Programme des conférences littéraires 2019-2020

Marcel Proust et André Gide - Mairie du Onzième - Bibliothèque Parmentier - à 19h

 

22 octobre : Jean-Yves Tadié, Proust et Gide

19 novembre : Pierre Masson, Gide et la société des hommes: de l'individu à l'humanité."

17 décembre : Évelyne Bloch-Dano, Madame Proust

21 janvier : Frank Lestringant, Gide et l'affaire Dreyfus

18 février  : Jean-Pierre Prévost : Roger Martin du Gard

17 mars : Luc Fraisse «  Proust romancier du temps perdu »

 21 avril  Jérôme Bastianelli, Qui était Vinteuil ?

 19 mai : Thierry Laget : Proust prix Goncourt. Une émeute littéraire

 16 juin : Luc Fraisse, Proust et Romain Rolland : un problème de création 

 

 

 

Lire la suite

12
Nov.

André Gide, Correspondance 1888-1951, édition de Pierre Masson, collection "folio" n° 6719, parution : 7-11-2019. 

André Gide a écrit, au cours de sa vie, des milliers de lettres adressées à plus de deux mille correspondants. Peu avant sa mort, il a déclaré : «Je faisais métier de mon amitié. C’est un métier fatigant qui requiert des soins assidus. Je m’y usais. J’écrivais peu à chacun, mais j’écrivais à beaucoup.» Par ses lettres, Gide rassemble autour de lui la diversité de l’humaine condition, dont il s’efforce de tirer le meilleur. De Pierre Louÿs à Camus, en passant par Aragon, Breton, Giono, Léon Blum, Rilke, Colette, Proust ou Cocteau, cette correspondance est le reflet idéal de plus de soixante ans d’histoire littéraire.

 

 

Lire la suite

11
Nov.

André Gide a toujours aimé le dialogue, à tel point qu'il a lui-même rédigé des Interviews imaginaires. À l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance, le groupe de recherche "Gide Remix" compte renouer avec cette pratique en invitant Robert Kopp, Ambre Philippe et Pierre Thilloy à réactualiser les questions de l'écrivain.

Entretien à trois voix à la recherche de nouvelles réponses
présenté par Martina Della Casa et Paola Codazzi
 
Avec Robert Kopp, Ambre Philippe et Pierre Thilloy
 

Affiche GR Bale web 1000px

Lire la suite

10
Nov.

André Gide / Pierre Louÿs / Paul Valéry

 

AG PL PV

 

Lecture à trois voix

Choix des textes, adaptation et montage de Jean-Pierre Prévost

 

avec

Romain Bénichou Ayoub (André Gide)

Max Millet (Pierre Louÿs)

Arthur Appriou (Paul Valéry)

 

Dimanche 1er décembre 2019 à 19h. Durée 1h30

Théâtre La Flèche

77 rue de Charonne 75011 PARIS

Entrée gratuite. Places limitées

Réservation obligatoire : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Avec le soutien de

Association des Amis d’André Gide, Fondation Catherine Gide, Mairie du 11ème

Théâtre La Flèche, Éditions Gallimard

Lire la suite

09
Nov.

 

Le 9 novembre 2019, à l’Institut français de Naples (Via Crispi 86, Napoli), dans le cadre du colloque organisé par la S.I.D.E.F. (Società italiana dei francesisti) à l’occasion de son cinquantième anniversaire, Carmen Saggiomo, Ricercatore di Lingua e traduzione francese à l’Università degli Studi della Campania Luigi Vanvitelli, fera une communication sur Gide intitulée « Il primo e l’ultimo Gide: l’Italia fra l’arte e il viaggio, fra il mito delle origini e le generazioni future ».

Dans le cadre de ce même colloque, Aldo Antonio Cobianchi, le Secrétaire général de la S.I.D.E.F. fera également une communication sur Gide, intitulée « Con gli occhi di Gide. la visione del futuro culturale europeo ».

Lire la suite

06
Nov.
Marcel Drouin, andré gide

Correspondance

 (1890-1943)

Édition de Nicolas Drouin

Collection Blanche, Gallimard
Parution : 28-11-2019

Nul lecteur du « Journal » d’André Gide n’ignore le nom de Marcel Drouin (1871-1943) : il y est souvent cité avec ferveur et y apparaît comme l’un des plus anciens et intimes amis de l’auteur des « Nourritures terrestres », avec Pierre Louÿs et Léon Blum, et avant même Paul Valéry, leurs amis communs. L’ampleur de leur correspondance et les enjeux intellectuels, artistiques, politiques et moraux – et bien sûr individuels – que ces quelque six cents lettres véhiculent témoignent de ce lien privilégié ; elles confirment la qualité du dialogue entretenu par les deux hommes et gagnent rapidement l’admiration du lecteur. Gide a été aussitôt fasciné par les capacités intellectuelles de son ami normalien, futur professeur comme le fut son père, à qui d’abord tout réussit (major à Normale Sup, major à l’agrégation) et au contact duquel il se sent exalté et comme sublimé, aussi différent soit-il de lui-même. Drouin, d’origine lorraine et d’un milieu modeste, est aussi le seul philosophe du groupe des « pères fondateurs » de « La NRF » où sa culture très diversifiée, sa connaissance de la culture allemande et la sûreté de son jugement vont faire autorité. Aux côtés et par l’intermédiaire de son ami et bientôt beau-frère André Gide – dont il va épouser en 1897 la cousine germaine Jeanne Rondeaux, sœur de sa propre femme Madeleine –, Marcel Drouin va devenir l’un des critiques littéraires importants de « La Revue blanche », de « L’Ermitage », puis de « La NRF » à ses débuts. Avec Gide, il échange alors de nombreuses lettres où s’affinent les stratégies éditoriales et s’expriment des jugements multiples qui permettent d’imaginer la richesse des très nombreux entretiens qu’ils ont ensemble, à chaque période de vacances à Cuverville, où s’élaborent des œuvres travaillées ou corrigées en commun. Ainsi ces lettres nombreuses qui témoignent d’une amitié durable, malgré des hauts et des bas inévitables, sont traversées de questions hautement sensibles : la relation de l’écrivain à la réalité, l’Affaire Dreyfus et l’antisémitisme, la liberté de mœurs et l’aveu d’homosexualité, la position des intellectuels face aux totalitarismes… Elles fourmillent d’innombrables détails passionnants sur l’évolution, les activités littéraires complémentaires et les contemporains des deux correspondants. Elles offrent également des vues émouvantes et souvent tendres sur la vie au jour le jour d’une famille singulière et chérie, dont Gide a dit à plusieurs reprises qu’elle n’était nullement visée par le fameux : « Familles je vous hais ! » Cette correspondance attendue, l’une des plus importantes de Gide, est enfin publiée, après des décennies d’attente. Elle donne l’occasion de découvrir à la fois la réalité de la relation d’André Gide avec une personnalité exceptionnelle appartenant au tout premier cercle de ses amis et révèle nombre d’aspects inattendus qui enrichissent la connaissance de l’auteur de « L’Immoraliste », dans sa vocation comme dans ses choix.

 

 

Lire la suite

04
Nov.

 

André Gide et les peintres

. Lettres inédites
 

Édition de Pierre Masson et Olivier Monoyez, avec la collaboration de Geneviève Masson

Collection "Les Cahiers de la NRF", série "Les inédits des Treilles (n° 1)", Gallimard
 
Parution : 28-11-2019

Lire la suite

23
Oct.

Le Groupe de recherche "Gide Remix" de l'Université de Haute-Alsace est de retour avec un deuxième cycle de conferérences/performances consacré à la pensée et à l'œuvre de l'écrivain. Un programme éclectique, qui invite à (re)découvrir Gide sous un autre jour. 

Axé l’année dernière sur les liens entre Gide et la botanique, la bande dessinée, le théâtre, la musique, la photographie… et permettant l'exploration de ces différents univers, le cycle 2019-2020 compte renouer avec la prose gidienne dans toutes ses formes.

À vos agendas  !

Premier rendez-vous : 18 novembre 2019 - Société d'études françaises de Bâle (Université de Bâle, 18h15).

 

programme GR 2019 20 recto web 1000px

programme GR 2019 20 verso web 1000px copia2 

Lire la suite

15
Oct.
 
André Gide dans ses lettres
 
sous la direction de Paola Codazzi
 
Près de trente mille lettres échangées et deux mille destinataires répartis dans le monde entier : André Gide est sans doute l’un des plus grands épistoliers du XXe siècle. Ensemble vaste et complexe, tout aussi protéiforme que son auteur, ce corpus demande aujourd’hui à être considéré comme un genre à part entière. Tel a été le point de départ des travaux menés à l’occasion du colloque qui a eu lieu en mars dernier, au sein de la bibliothèque littéraire Jacques Doucet, de la bibliothèque Sainte-Barbe et de la bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris, et dont les actes sont recueillis dans le n. 45 de la revue Épistolaire. Quel rapport entre la correspondance et l’écriture autobiographique ? Comment la lettre contribue-t-elle à la création d’un espace de dialogue et de confrontation ? Quels liens unissent vie et fiction, épistolaire et littéraire ? Les articles ici réunis apportent des réponses à ces questions en témoignant de la richesse d’un sujet encore relativement peu exploré.
 
150e ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE D’ANDRÉ GIDE
 
LIBRAIRIE HONORÉ CHAMPION
André Gide dans ses lettres DEF
 
Vente au numéro :
Librairie Honoré Champion
3 rue Corneille
75006 Paris
tél. : 01 46 34 02 29
L'Épistolaire est la revue de l'AIRE (Association interdisciplinaire de recherche sur l’épistolaire).
Informations : www.epistolaire.org

Lire la suite

19
Sep.

 

Avec André Gide (88 mn)


Un an avant la disparition d'André Gide, Marc Allégret prend sa caméra pour filmer son ami et livrer un portrait intime du maître. Nous y découvrons l'homme derrière la figure célèbre qui, entouré de ses amis fidèles et de sa famille, évoque ses choix et son œuvre.
Prix Nobel de Littérature en 1947, André Gide est l'auteur de nombreux romans, dont Les Nourritures terrestres (1897) et Les Faux-Monnayeurs (1925). Ecrivain engagé, anticolonialiste et partisan d'un jour au combat communiste, André Gide a dirigé un temps la Nouvelle Revue Française, auprès de grands noms tels que Jean-Paul Sartre, Paul Valéry et André Malraux.
« André Gide vivant !... Un film d'une intensité bouleversante. » André Bazin - Le Parisien - Février 1952


Suppléments DVD :

Livret illustré de 30 pages avec des textes de Marc Allégret, André Gide, Jean-Pierre Prévost, Pierre Masson et Bernard J. Houssiau.

Restauré et numérisé par les Films du Panthéon en collaboration avec Les Films du Jeudi et avec le soutien du CNC.
Noir & Blanc - Version originale française
Sous-titres DVD : audiodescription, anglais, français pour malentendants
DVD Pal Zone 2
La VoD est proposée en Version originale française.

Pour commander le fil : lien vers le site de l'éditeur.

 

Lire la suite

12
Sep.

Le disque Chopin par André Gide (piano : Augustin Voegele, production Fondation Catherine Gide) vient de paraître !

Chacun connaît la passion de Gide pour Chopin. Où faut-il chercher les origines de cette dilection passionnée pour le compositeur des Scherzos, des Ballades, des Préludes et de la Barcarolle ? Sans doute dans le sentiment narcissique – rappelons que Gide est l’auteur d’un Traité du Narcisse (1891) où il réhabilite la figure habituellement dépréciée de ce martyr de la réflexion – de se retrouver lui-même dans un autre (si l’on nous permet de paraphraser Paul Ricoeur). Car Gide traite Chopin comme un alter ego : il est l’autre parce qu’il est musicien (or Gide tient que toute comparaison entre les arts est périlleuse) ; il est le même parce qu’il est un classique (vertu suprême pour un Gide que tout pathos répugne).

D’ailleurs, Gide s’identifie à tel point à Chopin qu’il semble ne faire confiance qu’à sa propre subtilité pour jouer les œuvres du musicien polonais. Certes, il se souvient avec émotion des quelques pièces de Chopin qu’il a pu entendre par Anton Rubinstein ; certes, il fait l’éloge d’Ignacy Paderewski ; certes, il reconnaît au Père Abbé directeur du Mont Cassin une compréhension profonde (car silencieuse) du compositeur ; et certes, dans les années 1940, il poussera Maurice Ohana à aborder Chopin. Néanmoins, c’est sa propre interprétation qui paraît à Gide la meilleure, du moins quand il parvient à réaliser pianistiquement le Chopin idéal dont il a la vision sonore. Hélas, en dehors des quelques notes que l’écrivain joue devant sa jeune élève Annick Morice pendant la fameuse leçon filmée par Marc Allégret en 1950, il n’existe aucun document permettant de se rendre compte véritablement de ce qu’était le Chopin de Gide. C’est pourquoi Augustin Voegele, pianiste et docteur en littérature française, a tenté de suivre les instructions que Gide donne aux pianistes dans les Notes sur Chopin et dans certains passages de son Journal, et de restituer aussi fidèlement que possible sa vision du premier Scherzo op. 20 en si mineur (1831-1832), de la première Ballade op. 23 en sol mineur (1831-1835), des vingt-quatre Préludes op. 28 (1835-1839) et de la Barcarolle op. 60 en fa dièse majeur (1845-1846).

Ce disque a été enregistré grâce au généreux soutien de la Fondation Catherine Gide et de la Fondation des Treilles.

Chopin par André Gide

Piano : Augustin Voegele

Enregistré au Studio Alys en février 2019, sur un piano Steinway D274

Prise de son, montage et mastering : Pascal Perrot

Prix de vente : 20 € (coût de l’envoi offert).

Pour commander le disque : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

CD-Chopin1.jpg

CD-Chopin2.jpg

Lire la suite

07
Sep.

Vendredi 22 novembre 2019

Petit auditorium
BnF I François-Mitterrand
Quai François-Mauriac, Paris 13e
9 h 30 - 17 h 30


Entrée libre

 

Journée d’étude proposée
en partenariat avec l’AAAG,
Association des Amis d’André Gide

photo copyright Marc Allégret

 

Cent-cinquante ans après sa naissance, André Gide est encore très présent dans la vie intellectuelle française ;  emblématiquement, ses oeuvres figurent sur la photo officielle du Président de la République, mais surtout elles font de lui, avec Albert Camus, l’écrivain le plus fréquemment cité dans les médias de toute nature.
De fait, par bien des aspects, elles entrent encore en résonance avec nos préoccupations contemporaines : sur le plan individuel, elles sont une véritable école de libération et de développement personnel ; autant que le devoir de faire de soi « le plus irremplaçable des êtres », le refus de « sacrifier aux idoles » proclamé par Gide est d’une actualité brûlante.
Sur le plan collectif, par ses propos et ses actes, Gide est un exemple de solidarité envers toute humanité souffrante : que ce soit en cour d’assises, au milieu des populations réfugiées ou des peuples colonisés, il tient un discours de responsabilité d’une portée universelle.
Enfin, si cette parole trouve encore des disciples, c’est que Gide a su la formuler à travers une oeuvre polymorphe, à la fois classique et novatrice, capable d’exercer, à toute époque, un rôle d’éveilleur.

 

PROGRAMME

 

9 h 30 Ouverture
par Thomas Cazentre, département des manuscrits, BnF


10 h Du bon usage de la dissidence
Par Pierre Masson, professeur émérite, université de Nantes

10 h 30 Gide, un engagement pour aujourd’hui
Par Stéphanie Bertrand, maître de conférences, université de Lorraine

11 h Pour une Europe des lettres. Gide face à la « crise de l’esprit »
Par Paola Codazzi, université de Haute-Alsace

11 h 30 Présentation de manuscrits (sur écran)
Par Thomas Cazentre, BNF

12 h Pause

14 h 30 Gide et la question des réfugiés
Par Jocelyn Van Tuyl, professeur, université de Sarasota

15 h Gide et la générosité
Par Martine Sagaert, professeur émérite, université du Sud Toulon-Var

16 h Gide e(s)t le criminel
Par Jean-Michel Wittmann, professeur, université de Lorraine

16 h 30 Chez Gide, l’essentiel c’est la contingence
Par David Walker, professeur émérite, université de Sheffield

Lire la suite

06
Sep.
 
 
Lauréat du prix Nobel de littérature en 1947, André Gide (1869-1951) fut, on le sait, le « contemporain capital ». Intellectuel engagé, figure majeure de l’édition française, voyageur infatigable, mais aussi père et ami, Gide tint de nombreux rôles, et son monde – sa constellation – est un vivier de personnes, de lieux, de passions, d’événements, de livres bien sûr.
Une vaste sélection de plus de 250 documents, en grande partie inédits, permet d’explorer ou de revisiter de façon thématico-chronologique la vie et l’oeuvre de cet auteur, si intimement mêlés.
 
L'AUTEUR
Journaliste et écrivain, Jean-Claude Perrier est un fervent admirateur d’André Gide. Il lui a consacré plusieurs ouvrages, dont l’album André Gide ou la tentation nomade (Flammarion 2011), et le roman Indian Paludes (Belfond, 2017), remake de la sotie gidienne. De Gide, il a édité deux inédits majeurs : Le ramier (« Blanche », Gallimard, 2002, Folio, 2004) et La flûte de l’Infini, traduction des poèmes de Kabîr (Poésie/Gallimard, 2012).
 
 

Lire la suite

21
Jui.

Résultat de recherche d'images pour "université québec chicoutimi"                               loj                                       logo drupal                                                                    

 

Colloque international André Gide et les femmes

Les jeudi 12 et vendredi 13 novembre 2020 à la Maison de la littérature de Québec

 

            La question de l’identité sexuelle occupe une place centrale dans l’œuvre d’André Gide, dont la vocation artistique est née du sentiment de n’être « pas pareil aux autres ». Dans une société qui condamnait l’homosexualité au nom de la morale comme de l’hygiène sociale, une telle quête d’identité ne pouvait passer que par une remise en question méthodique, d’abord secrète, ensuite explicite, du discours social de l’époque, qui dépasse d’ailleurs le cadre de cette œuvre. Une telle entreprise critique impliquait en effet pour Gide une réévaluation complète des normes et des représentations de l’époque. En sapant les fondements de la domination liée à l’orientation sexuelle, elle prend du même coup une valeur à la fois plus générale et plus radicale : elle interroge aussi la représentation de la femme comme son statut dans la société, d’abord indirectement, puis frontalement, avec la trilogie de L’École des femmes.

            Des Cahiers d’André Walter, œuvre de jeunesse écrite pour convaincre « Emmanuèle » (sa cousine Madeleine) de l’épouser, à Et nunc manet in te, en passant par Isabelle et la trilogie de L’École des femmes, la figure féminine est en tout cas omniprésente, quel que soit le genre pratiqué. Trop souvent et trop rapidement ramenée à la problématique notation du Journal (« Les plus belles figures de femmes que j’ai connues sont résignées », écrit-il en 1907), la représentation gidienne de la femme est cependant plus complexe que ne peut le laisser penser une première lecture de son œuvre : sans échapper ni à l’idéalisation (en particulier dans les œuvres de jeunesse), ni à la caricature (par exemple dans les pièces de théâtre), la représentation de la femme gagne en densité et en ambivalence, au fur et à mesure que se développe l’entreprise gidienne de falsification des valeurs et de remise en question des normes morales et sexuelles de son temps, peut-être aussi en raison de l’influence exercée sur Gide par un certain nombre de femmes de son entourage avec lesquelles il a pu nouer des relations profondes et complexes (la Petite Dame, Elizabeth Van Rysselberghe, Dorothy Bussy, puis Catherine Gide, notamment). Bien plus, des personnages comme Angèle (des Lettres), Marguerite (dans Les Faux-Monnayeurs) ou Geneviève (dans le récit éponyme) ont pu amener la critique, parfois à la suite de l’écrivain lui-même, à considérer qu’il existait un féminisme gidien.

             Diverses perspectives s’offrent ainsi à notre investigation des rapports gidiens avec les femmes (personnages, amies, écrivaines) :

 

  • Formes et enjeux de la représentation de la femme dans l’œuvre de Gide

Comment Gide représente-t-il la femme, dans ses fictions en particulier ? Dans quelle mesure sa représentation du féminin reprend-elle certaines traditions littéraires (notamment l’idéalisation voire la sacralisation de la femme), et pourquoi ? Ses représentations reposent-elles sur l’idée d’une certaine « nature féminine » ou tiennent-elles compte de la singularité des êtres représentés ? Peut-on parler de « types féminins », voire d’« éternel féminin » chez Gide ? Une attention particulière pourra être accordée à la représentation du discours féminin : comment Gide restitue-t-il et représente-t-il la parole des femmes ? Il s’agira de s’intéresser tant aux dispositifs narratifs qu’au style des discours féminins. Gide différencie-t-il le discours en fonction du genre ? Pour le dire autrement, peut-on considérer qu’il existe un « parler féminin » dans l’œuvre de Gide ?

 

  • L’évolution de la place de la femme dans l’œuvre de Gide

Comment évolue la place occupée par la figure féminine, des premières œuvres aux dernières ? À quoi cette évolution tient-elle ? Bien plus, comment Gide modèle-t-il, au fil de l’écriture de chaque œuvre, la place de la femme ? Les études génétiques susceptibles d’éclairer le devenir des personnages féminins sont particulièrement bienvenues.

 

  • Les liens de Gide avec les écrivaines (antérieures ou contemporaines)

Si les écrivains ont souvent regardé avec méfiance les écrivaines de leur temps (l’on pense aux propos mesquins tenus par Flaubert et Nietzsche, par exemple, à l’encontre de George Sand, considérée comme une « vache à écrire »), qu’en est-il de Gide ? Lit-il, critique-t-il l’écriture féminine ? Dans quelle mesure sa lecture de Mme de Staël, de Marie Bashkirtseff, ou d’Emily Dickinson est-elle marquée au sceau du genre ? Inversement, quel regard et quel discours posent sur Gide et son œuvre les écrivaines qui lui sont contemporaines ? Quelle place occupe-t-il dans les projets littéraires des écrivaines de l’époque ? Est-il évoqué comme une référence en regard d’un projet d’écriture féminin ?

 

  • Gide et la conscience féministe de son temps

Quel regard Gide porte-t-il sur les débats féministes qui agitent son temps, en France (l’on pense ici à la première vague féministe, qui revendique le droit de vote, mais aussi de meilleures conditions de travail et d’éducation pour les femmes et les filles dès la fin du XIXe siècle) comme à l’étranger (au-delà de l’influence exercée par la fréquentation des Strachey en Angleterre) ? Comment accueille-t-il les premières œuvres féministes ?

 

Date limite pour l’envoi des propositions (250-300 mots) : vendredi 28 février 2020. Veuillez faire parvenir vos propositions de communication avec une notice biobibliographique (100 mots) aux trois membres du comité organisateur : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Bibliographie indicative

Fawcett Peter, « “Le portrait de cette âme de femme” : Alissa dans La Porte étroite », in Lectures d'André Gide. Hommage à Claude Martin, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1994, p. 95-108. 

Goulet Alain, « Le corps fantasmé de la femme dans les fictions gidiennes », in R. Behrens, R. Galle (éds.), Menschengestalten : Zur Kodierung des Kreatürlichen im modernen Roman, Würzburg, Königshausen und Neumann, 1995, p. 71-82.

Lanoix Francine, Le Rôle de la femme dans les œuvres de jeunesse d’André Gide, mémoire de maîtrise, Université Mc Gill, 1970. 

Legrand Justine, « Au nom du père, du fils et de la femme : aux origines des études de genre dans Les Faux-monnayeurs », Babel, n° 24, 2011, p. 301-319.

Legrand Justine, « André Gide : un des pères fondateurs des études de genre ? », Actes du congrès « Études de genre à l’ère de la mondialisation », Bucarest, Roumanie, juin 2011, Addleton Academic Publisher, novembre 2011.

Marty Éric, « L’École des femmes », in Texte, Théâtralité, Mélanges offerts à Jean Claude, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 2000.

Pérez Ponce Marsha Malone, La Femme dans l’œuvre d’André Gide, mémoire de master, University of Arizona, 1968. 

Sagaert Martine, « Femmes-féminisme », in P. Masson et J.-M. Wittmann (éds.), Dictionnaire Gide, Paris, Classiques Garnier, 2011, p. 155-156.

Sagaert Martine, « L’Écrivain, la mère et le malin » [sur Les Faux-Monnayeurs d’André Gide], Bulletin des Amis d’André Gide, n° 98, avril 1993, p. 163-188.

Van den Berkhof van Kockenger Christine, Les Personnages féminins dans l’œuvre romanesque d’André Gide, mémoire de maîtrise, Université Mc Gill, Montréal, 1979. 

Wittmann Jean-Michel, « De l’individualisme au féminisme : la question de la minorité dans la trilogie de L’École des femmes », in J.-M. Wittmann (éd.), Gide ou l’identité en question, actes du colloque international de Metz (Université de Lorraine, mai 2015), Paris, Classiques Garnier, 2017, p. 185-196.

 

Comité organisateur

En France :

Stéphanie Bertrand (Université de Lorraine)

Au Canada :

Patrick Bergeron (Université du Nouveau-Brunswick)

François Ouellet (Université du Québec à Chicoutimi)

 

Comité scientifique

Hélène Baty-Delalande, maître de conférences, Université Paris 7

Patrick Bergeron, professeur, Université du Nouveau-Brunswick

Stéphanie Bertrand, maître de conférences, Université de Lorraine

Pierre Masson, professeur émérite, Université de Nantes

François Ouellet, professeur, Université du Québec à Chicoutimi

Martine Sagaert, professeure émérite, Université de Toulon

Peter Schnyder, professeur émérite, Université de Haute-Alsace

Jocelyn Van Tuyl, professeur, New College of Florida, Sarasota

Jean-Michel Wittmann, professeur, Université de Lorraine

 

Logo                                            logo fonda CG                     Résultat de recherche d'images pour "association amis andré gide"               

 NR PH CG D8

André Gide, Catherine Gide et Maria Van Rysselberghe à La Croix Valmer, 1941

Lire la suite

20
Jui.

A l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Gide, l’Institut français de Naples « Le Grenoble » a accueilli jeudi 20 juin la présentation du volume A Naples, Reconnaissance à l’Italie (traduction et essai critique de Carmen Saggiomo, avec une préface de Pierre Masson, Roma, AdHoc Cultura Edizioni). Ce texte est la transcription de la dernière conférence publique du Prix Nobel, tenue à l'Institut français de Naples, le 24 juin 1950, et se présente comme un hommage passionné à la ville de Parthenope et à la bien aimée Italie.

A cette occasion, l'artiste Carla Castaldo présentera au public sa dernière œuvre, dédiée à André Gide : Reconnaissance à André Gide.

Cette présentation sera également l'occasion pour l’Institut français de célébrer ses 100 ans à Naples.

 

0001PHOTO 2019 06 21 16 54 101PHOTO 2019 06 21 16 54 103

 

PHOTO 2019 06 21 16 54 102     PHOTO 2019 06 21 16 54 104

 

thumbnail Sans titre 1

 PHOTO 2019 06 21 16 54 10

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO 2019 06 21 16 54 09thumbnail PHOTO 2019 06 21 16 48 22

Lire la suite

24
Mai.

Gide chez Charlot (Pierre Masson), Charles Gide et André, l'oncle et le neveu (Frank Lestringant), Gide et le mythe grec (Patrick Pollard), et bien d'autres encore... la Bibliothèque du CEG vient d'accueillir plusieurs nouveaux ouvrages !

Consulter la version actualisée du catalogue.

Lire la suite

24
Mai.

Je te parlerai de tout / Ti parlerò di tutto. Mise en voix bilingue (français & italien).
Rendez-vous le 24 mai à la Chapelle Saint-Jean de Mulhouse.

 

Affiche Gide Remix Theatre

Lire la suite

30
Avr.

Racines, fleurs et plantes : pour une nouvelle approche de Gide naturaliste. Rendez-vous le 30 avril à la Pépinière municipale de Mulhouse.

 

Affiche Gide botanique web copia

Lire la suite

06
Avr.

Les samedi 6 et dimanche 7 avril 2019 se sont tenues au Lavandou les 6es Journées Catherine Gide, autour d'André Gide et la peinture.

André Gide, en effet, s'il a avant tout vécu pour la littérature, a aussi beaucoup vécu avec la peinture, fréquentant les ateliers, les salons, les musées, cherchant à travers les œuvres la confirmation de ses recherches esthétiques, et portant un regard critique sur certaines tendances de l'art contemporain. C'est de l'intérêt de Gide pour Bonnard, Vuillard, ou encore Maurice Denis, mais aussi de ses réticences envers Matisse, et plus généralement de sa recherche d'un message pictural, qu'il sera question. Ces aspects seront abordés par des spécialistes du prix Nobel de littérature 1947, par des historiens de l'art et par la conservatrice du musée d’Uzès au cours de conférences accompagnées de projections.

Invitation 6eJournees JCG_2019_ok-2.jpg

Lire la suite

02
Avr.

Que reste-t-il du « contemporain capital » sous le regard de ses plus jeunes lecteurs ? Rendez-vous le 2 avril prochain à La Fonderie (Mulhouse).

 

Affiche Gide Remix Photo copia

Lire la suite

Le site du CEG a été réalisé grâce au soutien de la Fondation Catherine Gide, avec la participation de l’Association des Amis d’André Gide. Il a été réalisé en partenariat avec Martine Sagaert, responsable du site originel andre-gide.fr, créé en 2006 avec des étudiant.e.s de l'I.U.T. des Métiers du Livre de Bordeaux.