Un Centre dédié à la recherche sur André Gide

Le Centre d’Études Gidiennes a vocation à coordonner l'activité scientifique autour de Gide, diffuser les informations relatives aux manifestations gidiennes et à rendre visibles et accessibles les études qui lui sont consacrées.
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Centre d’études gidiennes Bureau 49, bâtiment A UFR Arts, lettres et langues Université de Lorraine Île du Saulcy F-57045 Metz cedex 01

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Stephanie Bertrand Jean-Michel Wittmann
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L'Agenda Gide

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Avr.

Racines, fleurs et plantes : pour une nouvelle approche de Gide naturaliste. Rendez-vous le 30 avril  à la Pépinière municipale de Mulhouse.

 

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21
Mar.

Que reste-t-il du « contemporain capital » sous le regard de ses plus jeunes lecteurs ? Rendez-vous le 2 avril prochain à La Fonderie (Mulhouse).

 

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26
Fév.

Rendez-vous le 4 mars à Mulhouse pour (ré)découvrir littérairement (et littéralement) les Nourritures terrestres !

 

 

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22
Jan.

Rendez-vous à Mulhouse, à la Maison Engelmann, le 5 février !

 

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02
Jan.

Toute l'équipe du CEG et ses collaborateurs vous souhaitent une excellente année 2019 !

Cette année sera particulièrement riche et importante pour les études gidiennes, puisqu'elle constitue celle du cent-cinquantenaire de la naissance de Gide (1869-2019).

Vous trouverez ici le programme des festivités de cette année anniversaire.

N'hésitez pas à nous rendre visite ou à venir à notre rencontre à l'une de ces occasions !

 

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 Les bords de la Moselle, non loin du campus du Saulcy, enneigé(s) une unique journée cet hiver

 

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11
Déc.

Le 15 novembre 2018 a eu lieu à Mulhouse la première soirée du cycle de conférences / performances « Gide Remix », organisé par le Groupe de recherche éponyme. La rencontre s’est déroulée au MOTOCO, une association d’artistes située dans un ancien bâtiment de l’usine textile DMC. Invité d’honneur, le dessinateur Jérôme Lereculey, président du Festival Bédéciné, rendez-vous majeur du genre en France, qui en est aujourd’hui à sa 34édition. 

Les Caves du Vatican, un livre « à part »

Sur sa table – placée à côté de la scène – Jérôme Lereculey essaie de remettre un peu d’ordre avant le début de la soirée. « J’aime rester dans mon coin quand je travaille », nous dit-il. De l’eau, des couleurs et des feuilles entassées les unes sur les autres, où différentes versions du même visage nous regardent. Aucune hésitation ne sera possible ce soir, car les dessins se feront en live, sous les yeux du public. Les voix de Marine Parra et Caroline Werlé – doctorantes à l’Université de Haute-Alsace – guideront les mouvements de sa main, projetée sur un écran. Quelques instants encore et nous serons tous dans cette chambre de l’impasse Claude-Bernard, à Paris, où le comte Julius de Baraglioul découvre, fouillant dans un tiroir, un carnet de comptes apparemment sans importance...

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Jérôme Lereculey (image © PC)

 Pourquoi Les Caves du Vatican ? Il faudrait répondre ainsi : Lafcadio, donc Les Caves. On connaît la célèbre phrase prononcée par Jean Paulhan à la sortie du Vieux-Colombier, en 1951 : « Plus d’un garçon garda pour dormir toute la vie la porte de sa chambre ouverte, parce que telle était l’habitude de Lafcadio. » Que ce soit vrai ou pas, il est certain que ce personnage a fasciné des générations entières de lecteurs, au point que la fortune de l’œuvre de Gide a été longtemps liée à celle de son héros bâtard. Un exemple : en 1925, en Angleterre, le livre sort dans la traduction de Dorothy Bussy sous le titre Lafcadio’s Adventures ! Titre qu’il a gardé pendant bien longtemps, étant donné qu’il aura fallu attendre l’année de son centenaire pour voir paraître une retraduction.

Il ne fallait rien de moins que ce personnage – si ambigu, si complexe, à la personnalité multiple – pour débuter notre propre aventure « Gide Remix ». Lafcadio en action, voilà le principe qui a guidé le choix des extraits lus au cours de la soirée. L’épisode de l’acte gratuit, bien sûr, mais d’autres également : sa première rencontre avec Julius, son élan au secours de deux enfants pris dans un incendie, la lecture du fait-divers où il se découvre « criminel », etc. Un personnage qui se transforme au fil des pages de Gide et au fil des dessins de Jérôme Lereculey, qui parvient à nous montrer les différentes facettes de son caractère, en jouant sur le contraste des couleurs chaudes et froides, de l’orange et du bleu.

Au travers d’une technique que ses fidèles lecteurs trouveront décidément inusuelle, Jérôme Lereculey s’efforce d’aller à la rencontre de l’imaginaire de Gide. Le travail du dessinateur, dont la main court rapidement sur la feuille pour coller au rythme du texte, est en effet le fruit d’un travail de relecture et de réappropriation du texte littéraire. La table ronde qui suit la performance, où sont discutées les impressions à chaud du public, vient le confirmer. Les gravures de Jean-Émile Laboureur, dont Lereculey a pris connaissance en faisant ses recherches, ont servi à la fois de modèle et de repoussoir : tenir compte de ces réalisations était en effet nécessaire, mais c’est l’univers de la bande dessinée qu’il importait de restituer ici. Et on voit bien que le jeune bâtard gidien n’est pas sans rappeler le célèbre Corto Maltese. Le « beau jeune homme blond » décrit par Gide a les cheveux bruns et une cigarette à la bouche...

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Jérôme Lereculey (image © PC)

Littérature & bande dessinée. Quelques pistes de réflexion

Le quotidien Le Monde a lancé en 2017, en collaboration avec les Éditions Glénat, la collection « Grands classiques de la littérature en bande dessinée », destinée aux lycéens. Chaque volume est accompagné d’un support pédagogique, permettant d’accéder à un ensemble de repères historiques, artistiques et sociaux. Gide aurait-il pu y trouver sa place ? Peut-être. L’inscription des Faux-monnayeurs au programme du baccalauréat a suscité un écho tout à fait intéressant, qui va justement dans cette direction (voir le site de la Fondation Catherine Gide). Et n’oublions pas qu’il existe une bande dessinée du Retour du Tchad, publiée par La Boîte à bulles en 2010. 

Aujourd’hui, la bande dessinée a incontestablement trouvé son public. Les ventes et le succès de différentes manifestations, dont le Festival Bédéciné, en témoignent. Il en va de même pour la place de la littérature en bande dessinée. La discussion à laquelle ont été conviés Paola Codazzi, coordinatrice de la soirée, Ambre Fuentes, réalisatrice, Denis Gerhart, responsable des auteurs du Festival Bédéciné, et le dessinateur Jérôme Lereculey, a permis de confirmer la place importante des adaptations de romans en BD, et du travail d’inspiration réciproque et d’échanges entre deux univers à la fois très proches et très différents.

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Paola Codazzi, Ambre Fuentes, Denis Gerhart et Jérôme Lereculey 
(image © PC)

 De la ligne à la case, donc : La Vie devant soi (2017), Le Premier homme (2017), Claudine à l’école (2018), etc. Dans certains cas, c’est l’auteur lui-même qui inspire les créateurs de BD. Au cinéma, on parle aujourd’hui de biopic. Dans le neuvième art, les choses ne sont pas bien différentes. La biobd – si on accepte le néologisme – est un genre à succès : il suffit de penser à Rimbaud, l’indésirable, paru en 2013 aux Éditions Casterman, suivi en 2016 par Rimbaud, l’explorateur maudit (Éditions Glénat). Et il ne faut pas négliger l’importance, dans le panorama actuel, des graphic novels, ou romans graphiques. Ils représentent un mouvement général de la bande dessinée vers la littérature, qui attire aujourd’hui l’attention d’une critique en quête d’instruments méthodologiques et théoriques. Où se situe la frontière entre l’album et le livre ? Qu’est-ce que signifie « écrire » une bande dessinée ? Comment situer, dans un cadre déjà si complexe, la bande dessinée muette, ou silencieuse ? Les questions soulevées par le débat sont multiples et restent pour la plupart sans réponse unique. 

Mais Denis Gerhart nous invite à une dernière considération : la bande dessinée semble réussir à toucher un public que la littérature proprement dite n’est plus capable d’atteindre. L’adaptation en BD d’un récit tel que Les Caves du Vatican nous paraît donc la bienvenue. En répondant à notre invitation, Jérôme Lereculey a en même temps répondu à une question plus générale sur la capacité d’une œuvre à se renouveler dans le temps, en rencontrant de nouvelles formes et de nouveaux publics, jusqu’à aller chercher le « lecteur paresseux » dont parlait Gide.

 

Paola Codazzi

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17
Nov.

La dernière Assemblée générale de l’Association des Amis d'André Gide a eu lieu le

samedi 17 novembre 2018

au Lycée Carnot
145, bd Malesherbes, 75017 PARIS


Cette AG exceptionnelle était consacrée à la célébration des 50 ans de l’AAAG
Programme :
Origines de l’Association
Mise en voix d’extraits des publications de l’AAAG, qui ont permis de 
faire revivre diverses facettes de la personnalité d’André Gide

 

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Lecture de Nicolas Drouin

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Les lecteurs, de gauche à droite : Brigitte Le Page, Jean-Michel Wittmann, Martine Sagaert, Pierre Lachasse, Geneviève Masson et Nicolas Drouin,

sous le regard attentif du chef d'orchestre, Pierre Masson

 

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Intermède pianistique d'Augustin Voegele

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30
Oct.

Parmi les lieux les plus appréciés de Gide, infatigable voyageur, on compte l'Italie - la Campanie en particulier et, plus précisément encore, la belle Sorrente, ville côtière située au sud de Naples.

A l'invitation du Centre de documentation Roland Barthes, et en collaboration avec l'Institut de la culture Torquato Tasso, Pierre Masson a prononcé une conférence sur "Les séjours sorrentins d'André Gide", à Sorrente, le mardi 30 octobre 2018, avec le concours d'Emilia Surmonte, qui a assuré la traduction simultanée en italien. 

 

 

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Emilia Surmonte, micro à la main, et Pierre Masson qui s'exprimait en français et en napolitain (avec les mains !)

 

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31
Mai.

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Intervention de Jean-Pierre Prévost

Programme des Journées doctorales

 

Dans le cadre des Journées Doctorales des Humanités organisées du 31 mai au 1er juin sur le Campus de l'Université de Haute-Alsace (UHA) à Mulhouse, a eu lieu le jeudi 31 mai une rencontre avec Jean-Pierre Prévost, réalisateur et auteur de plusieurs livres consacrés à André Gide. Jean- Pierre Prévost a obtenu, avec Pierre Masson, le Prix Émile Faguet 2017 de l’Académie française pour André Gide et Oscar Wilde. Deux immoralistes à la Belle époque (Paris, Editions Orizon, 2016), et vient de publier un nouvel album : André Gide, André Malraux. L’amitié à l’œuvre, 1922-1951 (Paris, Éditions Gallimard et Fondation Catherine Gide, 2018).

Le programme de cette soirée gidienne a vu se succéder quatre temps forts :

à 17h, une conférence de Jean-Pierre Prévost intitulée "André Gide, Un petit air de Famille, la fabrique du film" et consacrée aux coulisses de la réalisation du film ;

celle-ci a été suivie d'une discussion avec le réalisateur ;

à 17h50 a été projeté le film de Jean-Pierre Prévost, André Gide, Un petit air de Famille ;

enfin, à 18h40, un débat avec Paola Codazzi (docteure, auteure d'une thèse sur André Gide et la Grande Guerre. L’émergence d’un esprit européenet Paola Fossa (doctorante, thèse en cours sur les Reflets gidiens dans les revues culturelles italiennes du début du XXème siècleest venu clore cette rencontre gidienne. 

 

Archives André Gide

Réalisé en 2007, le film André Gide, Un petit air de famille se présente comme un entretien entre le réalisateur et Catherine Gide, la fille de l'auteur des Caves du Vatican, et d'Élisabeth van Rysselberghe, née en 1923 et reconnue officiellement par son père après la mort de son épouse, Madeleine Gide, en avril 1938. Parallèlement à la En s'appuyant sur des documents inédits, Catherine Gide revient sur ses rapports avec son père et témoigne de ses rencontres avec de grandes figures de l'histoire politique et artistique de son temps, d'Indira Gandhi à Marc Allégret. Le film a été prolongé par la publication, en 2010, d'un album de photographies intitulé André Gide, Un album de famille, publié chez Gallimard et dont il sera aussi question lors de cet échange.

" André Gide, Un petit air de famille, le documentaire réalisé par Jean-Pierre Prévost, complète judicieusement les textes précédents. Catherine Gide revient sur les lieux d'autrefois. Dans le Var, à La Bastide Franco. À Saint-Clair, où se trouvait l'atelier de son grand-père, le peintre Théo Van Rysselberghe, le mari de la Petite Dame. À Bex, en Suisse. À Cabris. Avec naturel et vivacité, elle parle de sa grand-mère, de sa mère, de Marc Allégret, de Pierre Herbart et bien sûr de son père. En la regardant, on ne peut s'empêcher de penser à Gide. Elle a cette même aptitude à saisir l'instant, cette même curiosité devant toute nouveauté. Elle est à nulle autre pareille. Elle désoriente et surprend. Elle est exquise." Martine Sagaert, "Du côté d'André Gide" (L'Humanité.fr, samedi 7 avril 2007) .

La rencontre avec Jean- Pierre Prévost aura lieu à l'Université de Haute-Alsace (Campus de l'Illberg, Faculté des Sciences et Techniques, 18, rue des Frères Lumière), à Mulhouse.

 

Venez nombreux !

 

Cet article a été rédigé par Léo Dentel, étudiant de L3 Humanités et stagiaire au Centre d'Etudes Gidiennes au mois de mai 2018.

 

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26
Mai.

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Parc et château de Colpach 

La sortie annuelle de l’Association des Amis d'André Gide a eu lieu le samedi 26 mai 2018.

Voici le programme de cette journée récréative, sur la trace des lieux aimés et fréquentés par André Gide :

 

9 h 50    Accueil à la gare de Luxembourg (horaires indicatifs : Paris-Luxembourg 7h40- 9h51).

10 h       Départ en autocar pour Dudelange. Court arrêt pour voir la demeure des Mayrisch où Gide a commencé la rédaction des Faux-Monnayeurs.

11 h       Départ pour Colpach. Pendant le trajet, Germaine Goetzinger évoque Aline et Émile Mayrisch.

11 h 45  Arrivée à Colpach. Présentation du château et projection d'un diaporama.

13 h       Déjeuner.

14 h 30  Visite du parc (la tombe des Mayrisch, les prestigieuses statues disséminées dans le parc).

15 h15   Départ pour Luxembourg -Ville. Arrivée par le Kirchberg (ville du XXIe siècle et des institutions européennes).

16 h 30  Promenade pédestre dans la vieille ville, guidée par André Sosson.

17 h 30  Retour à la gare et départ (horaires indicatifs : Paris-Luxembourg 18h09-20h20).

 

La sortie était ouverte à toute personne intéressée. 

 

 

Le groupe autour de la tombe des Mayrisch

 

Source de la première image : https://www.visitluxembourg.com/fr/adresse/parkgarden/parc-de-colpach

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28
Oct.

L'inauguration de la "Villa Théo", lieu de prédilection du peintre Théo Van Rysselberhhe, aura lieu le vendredi 10 novembre à 10h, au Lavandou.

Exposition du 11 novembre 2017 au 7 janvier 2018

Toutes les informations pratiques se trouvent sur la page de l'évènement.

Présentation

En 2007, la ville du Lavandou, attachée à la sauvegarde de son patrimoine et soucieuse de son rayonnement culturel, a acquis la maison du peintre Théo Van Rysselberghe (1862-1926), afin d'y installer l’Association de l’Atelier des Arts Plastiques. Au cours de ces années de fonctionnement, une idée a germé : transformer cette maison, après une importante réhabilitation qui en conserverait l’esprit, en centre d’art, en lieu de mémoire, d’expositions et de création en relation avec le "Chemin des peintres".

Au début du XXe siècle, le quartier de Saint-Clair fut l’un des lieux où se cristallisa le phénomène de la résidence de bord de mer, inspirant bien des artistes. L’architecte de La Hune, la résidence tropézienne de Signac, Octave Van Rysselberghe, y fit notamment construire ou modifier plusieurs villas dont la maison-atelier de son frère Théo qui souhaitait s'installer sur les rives de la Méditerranée, non loin de son grand ami, le peintre Henri-Edmond Cross (1856-1910). Deux peintres qui ont souhaité être inhumés au cimetière local, témoignant ainsi leur attachement au Lavandou, et que l’histoire de l’art 

redécouvre depuis quelques années.Conserver l'âme de cette maison, légitimement rebaptisée Villa Théo, tout en la rendant fonctionnelle à l’accueil du public et d’événements culturels, tel était le défi du chantier qui vient de s’achever. Après ces travaux, les membres de l’Atelier des Arts Plastiques ont repris possession de l’espace entièrement repensé qui leur est désormais réservé au rez-de-chaussée. L’ancien atelier de l’artiste au premier étage devient un lieu d'expositions, accessible par le jardin qui, lui aussi, a été réaménagé avec réinstallation d'un lavoir et création d'une petite esplanade où pourront s'organiser des concerts et des manifestations de plein air. Quant au deuxième étage, il pourra accueillir à terme des résidences d'artistes ou d’écrivains. Il ne reste plus qu’à aller s’asseoir sur le banc de pierre où Théo aimait s'installer et, comme lui, succomber à la magie du lieu.

 

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28
Oct.

 

Le Monde 2012

Savoir se libérer des maux de ses ancêtres

Article du Monde, 17 septembre 2012.

 

La psychogénéalogie invite à explorer son passé familial, afin d'éviter la répétition d'événements douloureux.

La célèbre phrase d'André Gide "Familles, je vous hais" reflète, à l'extrême, l'ambivalence amour-haine, parfois inconsciente, que chacun entretient avec sa famille. Peut-être l'écrivain aurait-il tiré parti d'une séance de psychogénéalogie, cette discipline qui mêle psychologie, psychanalyse et sociologie ? Elle nous apprend qu'on hérite autre chose de ses aïeux qu'un regard bleu azur ou une tendance à la colère : une part de leur vécu douloureux. Deuils non accomplis, secrets de famille, traumatismes non digérés, non-dits... Nous sommes là au coeur du transgénérationnel, qui concerne tout ce qui est transmis inconsciemment de génération en génération au sein d'une même famille.

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La chronique mode : les années Bergé

Article de Pascal Morand dans Les Echos.fr, 29 juin 2017.

Pierre Bergé était un homme des Lumières. Il incarnait ce que Michel Foucault disait de la modernité qui doit être une posture. Il faut inlassablement combattre pour la liberté, la diversité, la culture, la connaissance, de même qu'il faut dénoncer les artifices et les conventions dès lors qu'elles contredisent ces valeurs. La vieillesse commence quand on cesse de s'indigner, aimait à dire Pierre Bergé se référant à André Gide. Face à la montée lancinante d'un obscurantisme aux différents visages, « nous sommes entrés en résistance ». Tels sont les mots qu'il prononça en janvier 2017 lors du dîner de la mode au Sidaction, dans un discours de mobilisation puissant et émouvant.

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L'ovni Macron scruté par Besson

Article de Pierre de Gasquet dans Les Echos Week end, 29 septembre 2017.

Parfois, Philippe Besson sursaute. Ainsi, lorsque le candidat lui confie que son roman préféré est Les Nourritures terrestres d'André Gide. « Voilà un choix bien étonnant » pour un homme qui « certes, est vibrant, désirant, hardi, mais qui dans le même temps, s'oblige à une certaine ascèse, dissimule ou censure parfois ses sentiments profonds, ne se laisse jamais véritablement aller, contrôle presque tout. Mon étonnement persiste aujourd'hui puisque l'homme demeure, à certains égards, un coffre-fort cadenassé. »

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15
Sep.

macronLa photo officielle du nouveau Président de la République a suscité de nombreux commentaires, en particulier à propos des ouvrages dont le chef de l’État avait tenu à s’entourer : d’un côté les Mémoires de Charles de Gaulle, de l’autre, deux volumes de la Pléiade, l’un de Stendhal et l’autre de Gide. Le Président, dans plusieurs interviews, a confirmé son intérêt pour l’auteur des Nourritures terrestres, au point que plusieurs journalistes ont pu croire que cette Pléiade ne contenait que ce texte.

Mais il se trouve que cet intérêt est partagé, au sommet de l’État, par le nouveau Premier Ministre. Dans un livre paru au mois de juillet, Des Hommes qui lisent, Édouard Philippe justifie a posteriori le choix de son prénom en le rapprochant de celui donné par Gide au principal personnage des Faux-Monnayeurs :

Je me souviens avoir lu ce livre un dimanche matin, dans le lit de ma chambre d’étudiant à Paris, rue Berzélius, près de la Porte de Clichy. D’une traite. Je n’ai pas pu me lever avant de l’avoir terminé. Je me souviens m’être dit qu’il ouvrait des possibilités infinies en ce qu’il permettait à un roman de ne pas être simplement une histoire, [...] mais quelque chose qui ressemblerait à une œuvre d’art, à une sculpture ou à un concept construit en soi et fait pour être admiré sous toutes les perspectives et de tous les côtés.
Et je me suis dit que, tout compte fait, on avait bien fait de m’appeler Édouard. (p. 36)

À quand un (vrai) billet de banque à l’effigie d’André Gide ?

Pierre Masson 

En complément, on pourra consulter l'article "Et si André Gide avait à voter pour les statuts proposés par En Marche ?"

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Le site du CEG a été réalisé grâce au soutien de la Fondation Catherine Gide, avec la participation de l’Association des Amis d’André Gide. Il a été réalisé en partenariat avec Martine Sagaert, responsable du site originel andre-gide.fr, créé en 2006 avec des étudiant.e.s de l'I.U.T. des Métiers du Livre de Bordeaux.