Un Centre dédié à la recherche sur André Gide

Le Centre d’Études Gidiennes a vocation à coordonner l'activité scientifique autour de Gide, diffuser les informations relatives aux manifestations gidiennes et à rendre visibles et accessibles les études qui lui sont consacrées.
En savoir +

Nous trouver

Centre d’études gidiennes Bureau 49, bâtiment A UFR Arts, lettres et langues Université de Lorraine Île du Saulcy F-57045 Metz cedex 01

Nous écrire

Stephanie Bertrand Jean-Michel Wittmann
En savoir +
06
Nov.

Comme chaque année, le congrès de la MLA accueille une session consacrée à l'oeuvre d'André Gide. Elle sera consacrée cette année à "André Gide et ses critiques".

 

Modern Language Association Convention 2022

Session 208. André Gide et ses critiques / Gide and His Critics

Vendredi 7 janvier, 8h30-9h45

 

Présentations

1. ‘Il y a des potaches qui digèrent mal André Gide’: Reading, Writing, and Responsibility in the J3 Affair (1948–51), Ian Curtis (Kenyon College)

2. An Intriguing Triangle of Critique and Interpretation: Bonnefoy, Gide, and Shakespeare, Pamela Antonia Genova (University of Oklahoma) 

3. L’évolution des sentiments de Malraux vis-à-vis de Gide, Martine H. Benjamin (Princeton University) 

4. Propos de Pierre Herbart sur André Gide : Attaque ou défense ?, Christine Armstrong (Denison University) 

 

Présidence

Christine Armstrong (Denison University)

 

Avec le soutien de l'Association des Amis d’André Gide

Lire la suite

16
Aoû.

Le Centre d'Etudes Gidiennes est heureux de publier sur son site l'excellent mémoire de master que Célia Corzo a consacré aux Enjeux et [à la] représentation du féminisme dans la trilogie de L'École des femmes d'André Gide.

Ce mémoire a été soutenu en mai 2020 à l'Université de Lorraine, sous la direction de Jean-Michel Wittmann.

Vous pourrez le trouver directement ici, ou sur cette page, qui propose de nombreux autres mémoires (et thèses) à la lecture.

La question de la représentation des femmes dans l'oeuvre de Gide fera d'ailleurs l'objet d'un colloque en 2022, au Canada. Vous pourrez trouver l'argumentaire de ce futur colloque sur cette page.

Lire la suite

06
Juil.

                                                           loj                                       logo drupal                                                                    

 

Colloque international André Gide et les femmes

Les jeudi 10 et vendredi 11 novembre 2022 à la Maison de la littérature de Québec

 

            La question de l’identité sexuelle occupe une place centrale dans l’œuvre d’André Gide, dont la vocation artistique est née du sentiment de n’être « pas pareil aux autres ». Dans une société qui condamnait l’homosexualité au nom de la morale comme de l’hygiène sociale, une telle quête d’identité ne pouvait passer que par une remise en question méthodique, d’abord secrète, ensuite explicite, du discours social de l’époque, qui dépasse d’ailleurs le cadre de cette œuvre. Une telle entreprise critique impliquait en effet pour Gide une réévaluation complète des normes et des représentations de l’époque. En sapant les fondements de la domination liée à l’orientation sexuelle, elle prend du même coup une valeur à la fois plus générale et plus radicale : elle interroge aussi la représentation de la femme comme son statut dans la société, d’abord indirectement, puis frontalement, avec la trilogie de L’École des femmes.

            Des Cahiers d’André Walter, œuvre de jeunesse écrite pour convaincre « Emmanuèle » (sa cousine Madeleine) de l’épouser, à Et nunc manet in te, en passant par Isabelle et la trilogie de L’École des femmes, la figure féminine est en tout cas omniprésente, quel que soit le genre pratiqué. Trop souvent et trop rapidement ramenée à la problématique notation du Journal (« Les plus belles figures de femmes que j’ai connues sont résignées », écrit-il en 1907), la représentation gidienne de la femme est cependant plus complexe que ne peut le laisser penser une première lecture de son œuvre : sans échapper ni à l’idéalisation (en particulier dans les œuvres de jeunesse), ni à la caricature (par exemple dans les pièces de théâtre), la représentation de la femme gagne en densité et en ambivalence, au fur et à mesure que se développe l’entreprise gidienne de falsification des valeurs et de remise en question des normes morales et sexuelles de son temps, peut-être aussi en raison de l’influence exercée sur Gide par un certain nombre de femmes de son entourage avec lesquelles il a pu nouer des relations profondes et complexes (la Petite Dame, Elizabeth Van Rysselberghe, Dorothy Bussy, puis Catherine Gide, notamment). Bien plus, des personnages comme Angèle (des Lettres), Marguerite (dans Les Faux-Monnayeurs) ou Geneviève (dans le récit éponyme) ont pu amener la critique, parfois à la suite de l’écrivain lui-même, à considérer qu’il existait un féminisme gidien.

             Diverses perspectives s’offrent ainsi à notre investigation des rapports gidiens avec les femmes (personnages, amies, écrivaines) :

 

  • Formes et enjeux de la représentation de la femme dans l’œuvre de Gide

Comment Gide représente-t-il la femme, dans ses fictions en particulier ? Dans quelle mesure sa représentation du féminin reprend-elle certaines traditions littéraires (notamment l’idéalisation voire la sacralisation de la femme), et pourquoi ? Ses représentations reposent-elles sur l’idée d’une certaine « nature féminine » ou tiennent-elles compte de la singularité des êtres représentés ? Peut-on parler de « types féminins », voire d’« éternel féminin » chez Gide ? Une attention particulière pourra être accordée à la représentation du discours féminin : comment Gide restitue-t-il et représente-t-il la parole des femmes ? Il s’agira de s’intéresser tant aux dispositifs narratifs qu’au style des discours féminins. Gide différencie-t-il le discours en fonction du genre ? Pour le dire autrement, peut-on considérer qu’il existe un « parler féminin » dans l’œuvre de Gide ?

 

  • L’évolution de la place de la femme dans l’œuvre de Gide

Comment évolue la place occupée par la figure féminine, des premières œuvres aux dernières ? À quoi cette évolution tient-elle ? Bien plus, comment Gide modèle-t-il, au fil de l’écriture de chaque œuvre, la place de la femme ? Les études génétiques susceptibles d’éclairer le devenir des personnages féminins sont particulièrement bienvenues.

 

  • Les liens de Gide avec les écrivaines (antérieures ou contemporaines)

Si les écrivains ont souvent regardé avec méfiance les écrivaines de leur temps (l’on pense aux propos mesquins tenus par Flaubert et Nietzsche, par exemple, à l’encontre de George Sand, considérée comme une « vache à écrire »), qu’en est-il de Gide ? Lit-il, critique-t-il l’écriture féminine ? Dans quelle mesure sa lecture de Mme de Staël, de Marie Bashkirtseff, ou d’Emily Dickinson est-elle marquée au sceau du genre ? Inversement, quel regard et quel discours posent sur Gide et son œuvre les écrivaines qui lui sont contemporaines ? Quelle place occupe-t-il dans les projets littéraires des écrivaines de l’époque ? Est-il évoqué comme une référence en regard d’un projet d’écriture féminin ?

 

  • Gide et la conscience féministe de son temps

Quel regard Gide porte-t-il sur les débats féministes qui agitent son temps, en France (l’on pense ici à la première vague féministe, qui revendique le droit de vote, mais aussi de meilleures conditions de travail et d’éducation pour les femmes et les filles dès la fin du XIXe siècle) comme à l’étranger (au-delà de l’influence exercée par la fréquentation des Strachey en Angleterre) ? Comment accueille-t-il les premières œuvres féministes ?

 

Date limite pour l’envoi des propositions (250-300 mots) : vendredi 31 décembre 2021. Nous vous remercions de faire parvenir vos propositions de communication avec une notice biobibliographique (100 mots) aux trois membres du comité organisateur : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Bibliographie indicative

Fawcett Peter, « “Le portrait de cette âme de femme” : Alissa dans La Porte étroite », in Lectures d'André Gide. Hommage à Claude Martin, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1994, p. 95-108. 

Goulet Alain, « Le corps fantasmé de la femme dans les fictions gidiennes », in R. Behrens, R. Galle (éds.), Menschengestalten : Zur Kodierung des Kreatürlichen im modernen Roman, Würzburg, Königshausen und Neumann, 1995, p. 71-82.

Lanoix Francine, Le Rôle de la femme dans les œuvres de jeunesse d’André Gide, mémoire de maîtrise, Université Mc Gill, 1970. 

Legrand Justine, « Au nom du père, du fils et de la femme : aux origines des études de genre dans Les Faux-monnayeurs », Babel, n° 24, 2011, p. 301-319.

Legrand Justine, « André Gide : un des pères fondateurs des études de genre ? », Actes du congrès « Études de genre à l’ère de la mondialisation », Bucarest, Roumanie, juin 2011, Addleton Academic Publisher, novembre 2011.

Marty Éric, « L’École des femmes », in Texte, Théâtralité, Mélanges offerts à Jean Claude, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 2000.

Pérez Ponce Marsha Malone, La Femme dans l’œuvre d’André Gide, mémoire de master, University of Arizona, 1968. 

Sagaert Martine, « Femmes-féminisme », in P. Masson et J.-M. Wittmann (éds.), Dictionnaire Gide, Paris, Classiques Garnier, 2011, p. 155-156.

Sagaert Martine, « L’Écrivain, la mère et le malin » [sur Les Faux-Monnayeurs d’André Gide], Bulletin des Amis d’André Gide, n° 98, avril 1993, p. 163-188.

Van den Berkhof van Kockenger Christine, Les Personnages féminins dans l’œuvre romanesque d’André Gide, mémoire de maîtrise, Université Mc Gill, Montréal, 1979. 

Wittmann Jean-Michel, « De l’individualisme au féminisme : la question de la minorité dans la trilogie de L’École des femmes », in J.-M. Wittmann (éd.), Gide ou l’identité en question, actes du colloque international de Metz (Université de Lorraine, mai 2015), Paris, Classiques Garnier, 2017, p. 185-196.

 

Comité organisateur

En France :

Stéphanie Bertrand (Université de Lorraine)

Au Canada :

Patrick Bergeron (Université du Nouveau-Brunswick)

François Ouellet (Université du Québec à Chicoutimi)

 

Comité scientifique

Hélène Baty-Delalande, maître de conférences, Université Paris 7

Patrick Bergeron, professeur, Université du Nouveau-Brunswick

Stéphanie Bertrand, maître de conférences, Université de Lorraine

Pierre Masson, professeur émérite, Université de Nantes

François Ouellet, professeur, Université du Québec à Chicoutimi

Martine Sagaert, professeure émérite, Université de Toulon

Peter Schnyder, professeur émérite, Université de Haute-Alsace

Jocelyn Van Tuyl, professeur, New College of Florida, Sarasota

Jean-Michel Wittmann, professeur, Université de Lorraine

 

Logo                                            logo fonda CG                     Résultat de recherche d'images pour "association amis andré gide"               

 NR PH CG D8

André Gide, Catherine Gide et Maria Van Rysselberghe à La Croix Valmer, 1941

Lire la suite

28
Jui.

Vincenzo Mazza (dir.), André Gide et le théâtre. Un parcours à retracer, Classiques Garnier, "Bibliothèque gidienne", mai 2021.

 

L’absence d’un véritable succès pour la dramaturgie de Gide n’est qu’une raison supplémentaire pour réfléchir à son rapport au théâtre. La richesse de ses échanges avec plusieurs générations d’écrivains et de gens de la scène permet d’élargir nos connaissances sur les arts du spectacle dès la fin du xixe siècle.

consulter la page consacrée au livre sur le site de l'éditeur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE

Jean Claude Avant-propos

Vincenzo Mazza Introduction. André Gide et le théâtre : remonter aux sources

I. GIDE FACE À L’HISTORIOGRAPHIE THÉÂTRALE

Peter Schnyder Regards sur la critique dramatique de Gide. Éléments herméneutiques de l’écrivain ?

David H. Walker Gide et l’art de la scène. Prolégomènes à une étude de ce qui aurait pu être.

Laurette Burgholzer « C’est l’animalité qui ruine la beauté humaine ». Les démons masqués de Saül, d’André Gide à Jacques Copeau.

Vincenzo Mazza Antoine et Cléopâtre adaptée par Gide. Un théâtre propulsé par l’expression corporelle.

II. DE LA QUÊTE FORMELLE AUX ÉCRITURES SUSPENDUES

Pierre Masson Entre modernité et engagement, Robert ou L’Intérêt général.

Stéphane Poliakov Dialogismes gidiens, une formule dramatique ?

Patrick Pollard Gide et la folie d’Ajax. T

III. LES TROIS DRAMES

Frank Lestringant Saül le Furieux de Jean de La Taille et Saül d’André Gide. La préfiguration huguenote d’une pièce symboliste.

Amina Ben Damir La royauté dans le théâtre d’André Gide. Saül, Bethsabé et Amal et la lettre du roi.

Frédéric Canovas Un classicisme suspect. Saül ou l’autobiographie à l’épreuve de la scène.

Augustin Voegele Œdipe, de Sophocle à Gide (via Freud?)

IV. CRITIQUE ET THÉORIE DU THÉÂTRE

Clara Debard Gide et la critique dramatique, «un four noir».

Hélène Baty-Delalande «Cédez tentation pour amour Melpomène et amis». Gide et Martin du Gard : critiques croisées.

Maja Vukušić Zorica Gide bordé de pourpre. «Deux conférences ».

V. TRACES D’UNE RÉÉCRITURE

Martina Della Casa Sur Antoine et Cléopâtre. « J’épouse avec ravissement le texte de Shakespeare »

Ophélie Colomb Empreintes gidiennes dans la réécriture théâtrale du Procès kafkaïen

Floriane Toussaint Gide, dramaturge de Copeau pour Les Frères Karamazov ?

Elena Chashchina Le reflet dostoïevskien dans Œdipe d’André Gide

Vincenzo Mazza Les premières étapes de la traduction d’Hamlet. D’une mise en échec à un succès tardif. André Gide et le Théâtre

VI. LE THÉÂTRE DE GIDE EN EUROPE

Paola Fossa La réception des premières œuvres dramatiques de Gide en Italie. Le regard des revues.

Mechthilde Fuhrer André Gide, adaptation du Procès de Franz Kafka.

Marco Longo Le Roi Candaule de Cutrufelli. Un souvenir pour des réflexions sur le désir et les avatars du triangle dans le théâtre de Gide.

Vincenzo Mazza Gide in scaena. Principales représentations en langue française de l’œuvre de Gide

Lire la suite

10
Jui.

Journée d’étude

« André Gide et l’idée d’ascétisme », 24 juin 2021

organisée par Stéphanie Bertrand à l'Université de Lorraine, Metz, site du Saulcy, salle Ferrari

 

Argumentaire de la journée d'étude

 

A partir de 9h             Accueil

9h30                          Ouverture (Elena Di Pede)

                                  Introduction (Stéphanie Bertrand)

 

Présidence de séance : Jean-Michel Wittmann

9h45    Anthony Feneuil, Université de Lorraine, « Le protestantisme et les ambiguïtés de l’ascétisme à l’époque de Gide »

10h25 Pierre Masson, Université de Nantes, « Nietzsche, Gide et ses amis. L’ascétisme en débat autour de 1900 »

 

11h05-11h15  Pause

 

11h15 Paola Codazzi, Université de Haute-Alsace, « Portrait de Gide en jeune ascète ? Lectures croisées des Correspondances »

 

12h      Déjeuner

 

Présidence de séance : Christine Armstrong

 

14h      François Bompaire, CPGE de la Cité scolaire Gambetta-Carnot (Arras), « De Polders à Paludes : Gide, Goethe et la poésie persane ou l’œuvre comme ascèse sans dieu »

14h40 Stéphanie Bertrand, Université de Lorraine, « La quête d’un “style ascétique”, de l’éthique à la spiritualité »

 

15h20-15h30  Pause

 

15h30 Diana Lefter, Université de Pitesti (Roumanie) – en visioconférence

16h10 Conclusions

 

 

Lire la suite

05
Jui.

André Gide-Fédor Rosenberg, Correspondance 1896-1934, édition établie par Nikol Dziub, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2021, 605 p., 30 €, EAN13 : 9782729712464​.

La correspondance André Gide-Fédor Rosenberg, qui fut longtemps l’Arlésienne des études gidiennes, vient de paraître aux Presses Universitaires de Lyon, dans l’édition de Nikol Dziub.

Présentation de l’ouvrage :

C’est à Florence, en 1896, qu’André Gide et Fédor Rosenberg se rencontrent. Leur amitié est d’emblée si vive que l’orientaliste russe accompagne Gide et son épouse Madeleine pendant une partie de leur voyage de noces. Plus tard, il rend régulièrement visite aux Gide, à Cuverville notamment, et devient un familier des proches de l’écrivain. Cette amitié, en grande partie épistolaire, perdurera jusqu’à la mort du « bon Fédor », en juin 1934.

Cette correspondance donne à lire un Gide intime, prêt à dévoiler son homosexualité à un interlocuteur qui fait de même ; elle offre aussi un témoignage historique et culturel sur l’Europe des lettres et la circulation des idées au début du XXe siècle. En arrière-fond des réflexions sur la vie quotidienne, la santé, les projets en cours ou la littérature, sont aussi évoquées la Première Guerre mondiale et la révolution bolchévique, que viennent matérialiser des interruptions momentanées dans les échanges entre les deux hommes.

Si toutes les lettres n’ont pu être retrouvées, ce sont près de 350 courriers qui sont rassemblés ici. Ces trente-huit ans de correspondance assidue permettent de découvrir le dialogue passionné entre le « contemporain capital » et son « ami le plus délicat, le plus sûr et le plus fidèle ».

Lien vers le site de l'éditeur

Lire la suite

25
Mai.

Paola Fossa a soutenu le 25 mai 2021, à l'Université de Haute-Alsace, sa thèse de doctorat sur "La réception d'André Gide dans la presse italienne (1895-1947)", réalisée dans le cadre d'un cotutelle internationale entre l'Université de Haute-Alsace et l'Université de Gênes. Outre ses deux directeurs de recherche, Tania Collani (Mulhouse) et Andrea Aveto (Gênes), le jury était également composé de Simone Magherini (Université de Florence) et de Barbara Meazzi (Université Nice-Côte d'Azur). 

Lire la suite

05
Mar.

Prospectus 15 513 trascinatoL'ouvrage issu de la thèse de Paola Codazzi vient de paraître, chez Droz !

Présentation de l'ouvrage :

La Grande Guerre est pour Gide un temps de transformation. Il s’agit d’abord d’aider les réfugiés des territoires envahis, puis de trouver une juste distance par rapport au présent, pour commencer à penser le futur. Dans le tumulte général, l'écrivain entrevoit les prémisses d’une Europe de la culture où la diversité travaille au profit de l’unité. Au cours des années vingt et trente, assumant le rôle de témoin que la postérité a retenu, il fréquente les élites intellectuelles, multiplie les voyages et les échanges, œuvrant à l’entente entre les pays. S’il ne s’investit pas dans les nombreuses initiatives publiques qui voient alors le jour, son influence ignore les frontières et son œuvre marque le XXe siècle. De son Journal autant que de ses articles critiques, sans oublier ses fictions, naît une réflexion originale sur l’individu plutôt que sur les institutions. Ce livre en éclaire les différents aspects et invite en même temps à s’interroger sur le rôle que Gide attribue à l’homme de Lettres dans la société.

Pour commander le livre : lien vers le site de l'éditeur

 

Lire la suite

04
Mar.

product 9782072931666 195x320 

R. Kopp et P. Schnyder (dir.), 

Un monde de lettres. Les auteurs de la première NRF au miroir de leurs correspondances,

Gallimard, collection "Les Entretiens de la Fondation des Treilles", 2021.

EAN13 : 9782072931666.

La NRF, créée en 1909, aura offert à l’intelligence critique et à la création littéraire l’une de leurs plus grandes fêtes. Les échanges épistolaires qui ont accompagné sa fondation et joué un rôle central dans son animation, des décennies durant, méritent notre plus vive attention. Les milliers de lettres laissées par les proches de la revue ne constituent pas qu’un corpus documentaire bien utile pour étayer les chronologies savantes : elles sont l’expression même de l’esprit d’une revue, un lieu à part entière, et collectif, de sa manifestation et de sa formulation. Grâce soit rendue à ceux qui les ont écrites, conservées, transmises puis éditées. Elles nous permettent aujourd’hui de prendre la mesure de l’édifice, en dévoilant ses attaches, ses équilibres, ses tensions internes, son exposition… Bien des vies révélées, étant entendu que la lettre est un genre souple qui ne recule pas devant le paradoxe, qui peut se contredire ou explorer des idées vagues, telle velléité ou telle envie. Elle contient aisément une bonne dose de projection vers l’avenir.

Émanant des travaux d’un colloque tenu à la Fondation des Treilles (2018), ces actes réunissent des contributions originales sur les pratiques épistolaires d’André Gide et des fondateurs de La NRFainsi que de quelques proches comme Charles-Louis Philippe, Jules Romains ou Pierre Drieu la Rochelle. Ces études sont suivies d’un choix de lettres inédites entre Jacques Copeau et Jean Schlumberger et entre Jean et Suzanne Schlumberger.

TABLE DES MATIÈRES

Robert Kopp, Peter Schnyder
Introduction  

Robert Kopp
André Gide : de la fin de l’Europe à l’espoir d’un nouveau classicisme   

Nicolas Drouin
Le dialogue critique dans la Correspondance entre André Gide et Marcel Drouin  

Stéphanie Bertrand
La Correspondance André Gide–Marcel Drouin, un échange « critique » (1890-1913) 

Jean-Michel Wittmann
La Correspondance entre Gide et Ghéon. De l’utilité de la maladie dans la construction d’un magistère littéraire    

Clara Debard
Jacques Copeau à l’œuvre, au miroir des Correspondances  

Peter Schnyder
« Je veux faire quelque chose de ma vie ». Autour de la Correspondance entre André Gide et Jean Schlumberger     

Lucie Carlier
La correspondance inédite entre Jean Schlumberger (1877-1968) et sa femme Suzanne Weyher (1878-1924) : un document d’exception                                 

Martine Sagaert
La correspondance de Charles-Louis Philippe, la santé et les jours  

Pierre Masson
Gide et Proust                                                                                                            

Paola Codazzi 
Jacques Rivière en sa correspondance ou l’évolution d’un esprit au milieu de la guerre (1914-1918)           

Thomas Hunkeler
Lettres ouvertes, correspondances privées : Dada et La NRF entre 1919 et 1923   

Augustin Voegele 
Jules Romains, un intrus à La NRF ?                                                                            

Jean-Paul Clément 
Barrès à la lumière de sa correspondance. Un poète engagé en politique   

Stéphane Guégan 
Drieu La Rochelle : lettres de/en guerre                                                                     

Documents inédits

Jacques Copeau et Jean Schlumberger. Choix de lettres

1911-1913 : de La NRF au Vieux-Colombier. Correspondance établie et présentée par Pierre Masson                                

Jean et Suzanne Schlumberger. Choix de lettres. Correspondance établie et présentée par Lucie Carlier                                                       

Url de référence : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Les-Cahiers-de-la-NRF/Entretiens-des-Treilles/Un-monde-de-lettres

Lire la suite

23
Fév.

Livre Akio Yoshii 2Aux Publications de l'Association des Amis d'André Gide vient de paraître la nouvelle édition, revue, complétée et mise à jour par Akio Yoshii, de la Bibliographie chronologique des livres consacrés à André Gide (1918-2020) ! Un instrument indispensable pour tous les chercheurs gidiens et l'occasion de vérifier, si besoin était, la vitalité des études gidiennes. Grâce à l'aimable attention de l'auteur, le livre rejoint immédiatement la Bibliothèque du Centre d'Etudes Gidiennes. 

Pour se procurer l'ouvrage :

Service Publications de l'AAAG, 2 rue du Creux du Pont, 34680 St Georges D'Orques.

Tél. 04.67.79.32.89

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Lire la suite

03
Fév.

Mon ami André GideMembre du parti socialiste néerlandais dès 1918, puis du parti communiste néerlandais à partir de 1931, Jaf Last a rencontré Gide à l'occasion d'une réunion de l'Association des Ecritvains et Artistes Révolutionnaires en octobre 1934, au Palais de la Mutualité à Paris. Marié et homosexuel, comme Gide, Jef Last a notamment accompagné Gide lors de son voyage en URSS en 1936. Cet ami fidèle de Gide a écrit un livre de témoignage en néerlandais, Mijn Vriend André Gide, en 1966. 

Dans ce livre, aujourd'hui traduit et présenté par Basil kingstone, avec la collaboration de Pierre Masson, "le regard que Jef Last porte sur André Gide, empreint d’une affection indéfectible, est également celui d’un analyste acéré qui apporte dans son récit des éclairages inédits et indispensables à la connaissance de Gide" (présentation de l'éditeur).

 

pour en savoir plus : lien vers le site de l'éditeur

Lire la suite

22
Déc.
Comme chaque année, l'association des Amis d'André Gide organise une session consacrée à Gide lors du congrès annuel de la Modern Language Association, qui aura lieu du 7 au 10 janvier 2021 à Toronto (Canada).
 
Cette prochaine session sera consacrée à Gide et l’actualité Gide voulait « qu’en tout temps on puisse [le] dire d’aujourd’hui ». Les réflexions porteront sur Gide et l’actualité (la sienne ou la nôtre) : politique, environnement, moralité sexuelle. 
 
Programme : 
 
1. Pamela Antonia Genova (University of Oklahoma) : "Le Prométhée mal enchaîné : Hero of the Mythologies of Contemporary Sexual Identity ?"
 
2. Isabelle Perreault (University of Quebec, Rimouski) : "Présent et présence de la musique dans la constitution de la poétique gidienne"
 
3. Clémentine Faure-Bellaiche (Brandeis University) : "Celui qui veut sauver sa vie (sa vie personnelle) la perdra : Gide, l'Evangile et l'actualité"
 
4. Pascal A. Ifri (Washington University, in St Louis)  : "Gide et la Seconde Guerre mondiale : une attitude ambiguë" 
 
En raison de la crise sanitaire, cette session aura lieu en ligne, le 8 janvier.
 
Contact : Pamela Genova (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
 
 Résultat de recherche d'images pour "toronto"

Lire la suite

09
Déc.

La musique, pour Gide, est un objet complexe : à la fois sœur et concurrente de la littérature, elle lui est un laboratoire et une échappatoire, une discipline et un reposoir. Il voue aux œuvres musicales une affection presque sensuelle qui ne l’empêche pas d’en savourer, parfois, la rigueur et l’abstraction. Gide aime Chopin – le Chopin le moins spéculatif – autant que L’Art de la fugue. Il demande à la musique de lui apprendre à construire un texte (c’est du moins ce que fait Édouard dans Les Faux-monnayeurs) – mais il lui demande aussi, d’abord peut-être, de lui enseigner une manière de clairvoyance immédiate, et plus encore, un art de vivre. Car, quoiqu’il défende une esthétique musicale classique dont il se sert comme d’un garde-fou, André Gide se laisse surtout initier par la musique au désir.

Pour en savoir plus et commander l’ouvrage, consulter le site de l'éditeur

Pour en savoir plus sur l'auteur, Augustin Voegele, cliquer ici

TABLE DES MATIERES

 

André Walter : écrire en musique                                                                 

L'irréel et le terrestre : du Narcisse aux Nourritures,                       

La musique de l’écart : de Philoctète à Saül                                   

Musique et foi : de La Porte étroite à La Symphonie pastorale            

Consonance et Œdipe homosexuel dans Les Faux-monnayeurs :                      

Confessions musicales dans Si le grain ne meurt                                          

Musique et engagement. Du Congo à l'URSS via les Enfers

Silences de Chopin                                                                                        

« L’insondable dans la clarté ». Conclusion                                             

Lire la suite

07
Déc.

Le 17 décembre 2020, Imène Djebbar a soutenu sa thèse, intitulée "Ecriture du moi et du monde en expansion dans la littérature française de la première moitié du XXe siècle : André Gide et Pierre Benoit", préparée sous la direction de Béatrice Bloch (Université de Poitiers) et de Belkacem Mebarki (Université Oran 2 - Mohamed Ben Ahmed) dans le cadre d'une cotutelle internationale entre l'Université Bordeaux - Montaigne et l'Université Oran 2. Compte-tenu de la crise sanitaire, cette soutenance s'est déroulée en visioconférence. Le jury était également composé de Stéphane Hubier (Université de Reims), Leila Dounia Mimouni-Meslem (Université Oran 2), Hamane Sayed El Bachir (Oran 2) et Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine). Le jury a décerné à la candidate la mention "très honorable" pour l'Université d'Oran ; l'université de Bordeaux, quant à elle, comme les autres universités françaises, ne délivre plus de mentions. 

"La présente recherche est centrée sur André Gide et sur Pierre Benoit ainsi que sur le rapport à l’identité et à l’altérité suscitée par le voyage en Afrique, et plus spécialement en Algérie. C’est ainsi que le thème de « l’autre différent de moi » émerge avec force. Il s’agit de l’autre auprès duquel la vie acquiert du sens, selon l’idéologie de l’époque. Les auteurs de cette partie du siècle, l’un reconnu comme écrivain intellectuel, l’autre davantage perçu comme un auteur qui s’adresse à un large public, aspiraient tous deux à mettre en scène une complexité énonciative et structurelle dans leurs récits ; d’où le recours « extrême » à la pratique de la mise en abyme et de la réduplication à l’infini. Aussi des phénomènes comme la polyphonie, le dédoublement de la situation d’énonciation, le décalage énonciatif,... sont-ils remarquablement présents, sans oublier l’oscillation entre le récit d’aventure et le récit poétique." (Imène Djebbar, quatrième de couverture). 

 

Lire la suite

05
Oct.

Gide possède une culture latine vaste et plurielle, qui ne saurait se résumer à la connaissance scolaire des grands auteurs de la littérature latine, ni à la pratique, certes patiente et récurrente, de la version et du thème. Ce rapport personnel aux auteurs latins et à la langue latine, cultivé toute sa vie durant (certains poètes comme Virgile l’accompagneront jusqu’à son lit de mort), se manifeste dans son œuvre de plusieurs manières : citations, allusions, reprises de motifs ou de personnages (Ménalque, Tityre, Corydon, etc.) témoignent du statut multiple de la culture latine, entre « principe créateur" de l’œuvre, marqueur culturel voire identitaire, et instrument de pensée, à fonction ludique, satirique ou éthique. Ce sont ces différents enjeux dont rend compte cet ouvrage collectif. 

pour commander l'ouvrage et en savoir plus : lien vers le site de l'éditeur

 

CONTENU DE L'OUVRAGE

ENJEUX IDÉOLOGIQUES DE LA LATINITÉ CHEZ GIDE

Pierre Masson : Gide ou l’Antiquité sans les idoles

Jean-Michel Wittmann : De l’utilité des « cousins germains». Gide, les Latins et les Barbares

Martina Della Casa : Gide et la saveur de la culture latine

GIDE FACE À LA LANGUE ET À L’ESTHÉTIQUE LATINES

Stéphanie Bertrand : André Gide et la langue latine. Modèle de style, modèle culturel ?

Enrico Guerini : «Joie de me sentir très latin». Questions de poétique gidienne

Marie-Françoise André : Gide ou la spiritualisation du monde par le latin .

LA CULTURE LATINE GIDIENNE RELUE

Patrick Pollard : Gide, reflets d’histoire romaine 

Carmen Saggiomo : La présence de Virgile dans l’œuvre de Gide

Frank Lestringant : Numquid et tu…? L’Évangile latin d’un protestant

Alain Goulet : Gide traducteur de Lucrèce

Paola Codazzi : «Il n’y a culture que dans une continuation ». André Gide et l’héritage latin

 

 

Lire la suite

01
Oct.

Gide PologneLes travaux réunis dans ce volume, qui constituent les actes d'un colloque organisé à l'université de Wroclaw (Pologne) en avril 2017, proposent de nouvelles pistes d'interprétation de l’œuvre gidienne, font état de son statut dans la réflexion universitaire, élucident sa présence dans d’autres œuvres et univers littéraires et révèlent l’actualité de son engagement citoyen.

lien vers le site de l'éditeur

SOMMAIRE

 

Joanna Jakubowska et Regina Solová Avant-propos

Peter Schnyder Introduction. Vitalité de la critique gidienne : regards sur la critique gidienne, d’un anniversaire à l’autre (1969-2019)

 

 

Première partie À LA REDÉCOUVERTE DE L’ŒUVRE GIDIENNE

Frédéric Canovas «La marche de notre vie». Symbolique de la libération dans les premiers récits gidiens

Walter Geerts Aveuglement et lucidité. Le tournant d’Isabelle (1911)

Jean-Michel Wittmann Une éthique cynique? La « falsification des valeurs» dans l’œuvre gidienne

 

Deuxième partie ANDRÉ GIDE COMME SOURCE D’INSPIRATION

Stanisław Bereś André Gide comme enjeu. Querelle des Anciens et des Modernes, à Varsovie, en 1942 

Paola Codazzi «Mais Gide l’avait dit avant lui». Les Carnets de la drôle de guerre de Jean-Paul Sartre (1939-1940)

Adam Jarosz Le savoir sexuel proscrit et la boue. Les visions de l’écriture gidienne dans Franz et François de François Weyergans

Tomasz Kaczmarek La Pologne dans Les Caves du Vatican, ou Jan Klata relecteur d’André Gide

Pierre Masson Permanence de Gide dans les romans d’aujourd’hui

 

Troisième partie ANDRÉ GIDE LECTEUR

Patrick Bergeron Morand et Gide. Une détestation admirative

Elena Chashchina Les Possédés de Dostoïevski. L’interprétation par André Gide et par Viatcheslav Ivanov

 

Quatrième partie ANDRÉ GIDE ET L’ENGAGEMENT

Ophélie Colomb André Gide, écrivain juré d’assises, censeur de la justice pénale de son temps

Michela Gardini La justice racontée. Portrait d’André Gide en homme de droit

Vincent Jaffeux André Gide en Afrique du Nord. Une figure tutélaire fragilisée par le contexte de guerre (1942-1945)

Maja Vukušić Zorica André Gide et la justice. Les Souvenirs de la cour d’assises

 

 

Lire la suite

28
Sep.

ANDRÉ GIDE & LA QUESTION COLONIALE

Correspondance avec Marcel de Coppet, 1924-1950

Édition établie, présentée et annotée par :
Hélène BATY-DELALANDE
Pierre MASSON

André Gide était loin de se douter, ce 5 octobre 1920, vers quels horizons l’entraînerait sa rencontre avec Marcel de Coppet (1881-1968), haut fonctionnaire de l’administration coloniale. De projets de voyages communs en discussions littéraires, de confidences intimes en questionnements politiques, leurs liens se tissent et se renforcent au fil des courriers échangés, ponctués par les retrouvailles et les nombreuses interventions de celui qui a suscité leur rencontre : Roger Martin du Gard. Mais le grand sujet qui réunit Coppet et Gide, c’est la question coloniale. Le premier tente d’imposer une vision juste et humaine de la présence française en Afrique. Le second, scandalisé par ce qu’il découvre, se lance dans la dénonciation des abus individuels ou institutionnels, apportant ainsi un soutien sans faille à son ami.

Voir le livre sur le site de l'éditeur et le commander

Lire la suite

01
Juil.

Yukio Nishimura a soutenu sa thèse, Les Notes sur Chopin d'André Gide et leur époque. Un écrivain "classique" face à un musicien "romantique" , préparée sous la direction d'Emmanuel Reibel (Université Lumière - Lyon 2), le 19 juin 2020, devant un jury composé par ailleurs d'Amandine Lebarbier (Paris Nanterre), de Pierre Masson (Nantes), de Frédéric Sounac (Toulouse 2 - Jean Jaurès) et d'Aliocha Wald-Lasowski (Université catholique de Lille).

Résumé : André Gide adore Frédéric Chopin auquel il consacre un livre : les Notes sur Chopin (1931, 1948). Notre thèse a pour but d’étudier ses pensées sur Chopin et de les situer dans l’histoire de la réception française de ce musicien. Regrettant que sa musique soit interprétée « faussement », Gide s’efforce de présenter une « vraie » figure de ce musicien. Pour cela, l’écrivain projette son idéal esthétique ―« classicisme »― sur l’art chopinien, malgré que celui-ci est considéré généralement comme « romantique ». Lorsqu’il s’agit de ce musicien, le terme « classicisme » se lie aux trois idées qui constituent l’esthétique et l’éthique gidienne : élitisme, «antiromantisme », nationalisme culturel.  Or, notons que cette image d’un Chopin « classique » établie ainsi par Gide ne parait pas très singulière si on tient compte du discours chopinien à l’époque de la préparation des Notes (1892-1931) : en relativisant les clichés apposés au musicien (décadent, malsain, sentimental), on a commencé alors à l’étudier d’une manière plus variée et plus scientifique. C’est dans ce contexte que sont mis en relief plusieurs aspects du style chopinien, y compris celui du « classicisme ». Il n’est donc pas très étonnant que les Notes soient accueillies favorablement en général. Sur ce point, nous démontrons que les idées déployées dans les Notes ne sont totalement contradictoires ni à celles des critiques qui sont négatifs à Gide, ni à celles d’Alfred Cortot dont l’écrivain renie l’interprétation dite « romantique ». Cela nous permet de reconsidérer la contemporanéité possible des Notes à l’entre-deux-guerre, bien qu’elles semblent tout indifférentes à la situation culturelle de son époque. 

 

Lire la suite

13
Mar.

Pierre MassonAndré Gide et Marcel Proust. À la recherche de l'amitié, Presses Universitaires de Lyon, 2020.


P. Masson, André Gide et Marcel Proust. À la recherche de l'amitié

 

 

Le 21 novembre 1912, le manuscrit de Marcel Proust, alors connu sous le nom du Temps perdu, est rejeté par La Nouvelle Revue française. Cette décision, dont André Gide endossera la responsabilité, est à l’origine d’une solide réputation d’inimitié entre les deux hommes.

Mais limiter à cette anecdote la relation entre les deux écrivains, c’est méconnaître tout ce que leur correspondance nous enseigne : « Le refus de ce livre restera la plus grave erreur de la N.R.F., et [...] l’un des regrets, des remords, les plus cuisants de ma vie. » Cet aveu de Gide, dans un courrier adressé à Proust plus d’un an après le rejet de son manuscrit, inaugure un dialogue qui se poursuivra jusqu’à la mort de ce dernier. Un dialogue complexe, parfois marqué par des désaccords profonds. Car si leur culte de l’art et leur désir d’affirmer leur sexualité auraient pu les rapprocher, leur vision de la littérature était opposée, et le trop explicite Proust allait devenir suspect aux yeux de Gide, à l’engagement plus raisonné.

C’est l’histoire de cet échange, tantôt passionné, tantôt distant, que Pierre Masson, l’un des plus grands spécialistes d’André Gide, reconstitue dans cet ouvrage.

Pierre Masson, professeur émérite de l’Université de Nantes, est président de l’Association des amis d’André Gide. Outre diverses études, il a édité ou dirigé les quatre derniers volumes des oeuvres de Gide dans la Bibliothèque de la Pléiade, et a publié une dizaine de ses correspondances, dont plusieurs volumes aux Presses universitaires de Lyon.

Voir le livre sur le site de l'éditeur

Lire la suite

01
Fév.

François Bompaire, docteur en langue et littérature françaises (Sorbonne Université, 2018), a publié aux éditions Garnier, dans la collection "Bibliothèque gidienne", Définir l’ironie en France entre 1800 et 1950. Construction théorique et mémoire gidienne.

Cet ouvrage, tiré en partie de sa thèse de doctorat, offre une définition communicationnelle et générale de l’ironie. Elle est testée sur l’œuvre fictionnelle de Gide. Si le terme « ironie » évoque surtout, au dix-neuvième siècle en France, l’idée d’une dérision de l’idéal, les fictions gidiennes reprennent et déplacent cette définition.

Pour commander l'ouvrage, voir ici.

Plus de renseignements sur le site de l'éditeur.

 

Définir l’ironie en France entre 1800 et 1950. Construction théorique et mémoire gidienne

Lire la suite

Le site du CEG a été réalisé grâce au soutien de la Fondation Catherine Gide, avec la participation de l’Association des Amis d’André Gide. Il a été réalisé en partenariat avec Martine Sagaert, responsable du site originel andre-gide.fr, créé en 2006 avec des étudiant.e.s de l'I.U.T. des Métiers du Livre de Bordeaux.