Un Centre dédié à la recherche sur André Gide

Le Centre d’Études Gidiennes a vocation à coordonner l'activité scientifique autour de Gide, diffuser les informations relatives aux manifestations gidiennes et à rendre visibles et accessibles les études qui lui sont consacrées.
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Centre d’études gidiennes Bureau 49, bâtiment A UFR Arts, lettres et langues Université de Lorraine Île du Saulcy F-57045 Metz cedex 01

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Stephanie Bertrand Jean-Michel Wittmann
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L'Agenda Gide

Septembre 2019
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Sep.

Vendredi 22 novembre 2019

Petit auditorium
BnF I François-Mitterrand
Quai François-Mauriac, Paris 13e
9 h 30 - 17 h 30


Entrée libre

 

Journée d’étude proposée
en partenariat avec l’AAAG,
Association des Amis d’André Gide

photo copyright Marc Allégret

 

Cent-cinquante ans après sa naissance, André Gide est encore très présent dans la vie intellectuelle française ;  emblématiquement, ses oeuvres figurent sur la photo officielle du Président de la République, mais surtout elles font de lui, avec Albert Camus, l’écrivain le plus fréquemment cité dans les médias de toute nature.
De fait, par bien des aspects, elles entrent encore en résonance avec nos préoccupations contemporaines : sur le plan individuel, elles sont une véritable école de libération et de développement personnel ; autant que le devoir de faire de soi « le plus irremplaçable des êtres », le refus de « sacrifier aux idoles » proclamé par Gide est d’une actualité brûlante.
Sur le plan collectif, par ses propos et ses actes, Gide est un exemple de solidarité envers toute humanité souffrante : que ce soit en cour d’assises, au milieu des populations réfugiées ou des peuples colonisés, il tient un discours de responsabilité d’une portée universelle.
Enfin, si cette parole trouve encore des disciples, c’est que Gide a su la formuler à travers une oeuvre polymorphe, à la fois classique et novatrice, capable d’exercer, à toute époque, un rôle d’éveilleur.

 

PROGRAMME

 

9 h 30 Ouverture
par Thomas Cazentre, département des manuscrits, BnF


10 h Du bon usage de la dissidence
Par Pierre Masson, professeur émérite, université de Nantes

10 h 30 Gide, un engagement pour aujourd’hui
Par Stéphanie Bertrand, maître de conférences, université de Lorraine

11 h Pour une Europe des lettres. Gide face à la « crise de l’esprit »
Par Paola Codazzi, université de Haute-Alsace

11 h 30 Présentation de manuscrits (sur écran)
Par Thomas Cazentre, BNF

12 h Pause

14 h 30 Gide et la question des réfugiés
Par Jocelyn Van Tuyl, professeur, université de Sarasota

15 h Gide et la générosité
Par Martine Sagaert, professeur émérite, université du Sud Toulon-Var

16 h Gide e(s)t le criminel
Par Jean-Michel Wittmann, professeur, université de Lorraine

16 h 30 Chez Gide, l’essentiel c’est la contingence
Par David Walker, professeur émérite, université de Sheffield

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06
Avr.

Les samedi 6 et dimanche 7 avril 2019 se sont tenues au Lavandou les 6es Journées Catherine Gide, autour d'André Gide et la peinture.

André Gide, en effet, s'il a avant tout vécu pour la littérature, a aussi beaucoup vécu avec la peinture, fréquentant les ateliers, les salons, les musées, cherchant à travers les œuvres la confirmation de ses recherches esthétiques, et portant un regard critique sur certaines tendances de l'art contemporain. C'est de l'intérêt de Gide pour Bonnard, Vuillard, ou encore Maurice Denis, mais aussi de ses réticences envers Matisse, et plus généralement de sa recherche d'un message pictural, qu'il sera question. Ces aspects seront abordés par des spécialistes du prix Nobel de littérature 1947, par des historiens de l'art et par la conservatrice du musée d’Uzès au cours de conférences accompagnées de projections.

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14
Mar.

 Organisation : Paola Codazzi (UHA, Fondation Catherine Gide), Isabelle Diu (Bibliothèque littéraire Jacques Doucet), Sophie Martin (Bibliothèque Sainte-Barbe), Marc Scherer (Bibliothèque Sainte-Geneviève), Peter Schnyder (Fondation Catherine Gide) 

 

Consultez le programme !

 

Programme Gide dans ses lettres 14 16 mars 2019 copia compressed

Pour toute information, contacter Paola Codazzi

 

Argumentaire

Dans un article récent (et une entrée du Dictionnaire Gide), Pierre Masson rappelle, à juste titre, que la masse épistolaire produite par Gide est la plus importante – au moins du point de vue quantitatif – du XXsiècle : à ce jour, elle est constituée de près de quarante mille lettres échangées avec plus de deux mille destinataires. Un ensemble impressionnant, qui est en constante expansion. Le recours à la correspondance est depuis longtemps indispensable aux chercheurs, à commencer par les biographes, de Jean Delay (1956-1957) à Frank Lestringant (2013). Au cours des années, en raison peut-être de l’énormité et de l’hétérogénéité du corpus, la critique a privilégié une analyse « au cas par cas » avec une attention particulière portée à savaleur documentaire et historique. Or, sans négliger l’importance de ces études, nous nous proposons de dépasser les approches monographiques pour tenter une approche plurivalente qui nous permettra de proposer des lectures transversales. En nous inspirant des études publiées par la revue de l’A.I.R.E. – Épistolaire –, mais également des travaux récents de Geneviève Haroche-Bouzinac et de Mireille Bossis, nous souhaitons accentuer une réflexion sur l’importance de la correspondance, non pas tant comme source privilégiée de la vie privée de l’écrivain, mais plutôt comme lieu de création littéraire, de formation – Brigitte Diaz parle de « laboratoire identitaire » – et de réflexion (intellectuelle et esthétique). 

Ensemble vaste et complexe, tout aussi protéiforme que son auteur, le chantier épistolaire demande aujourd’hui à être considéré comme un tout, comme un genre à part entière entrant en communication avec le reste de l’œuvre, du Journal aux Mémoires, du roman aux essais critiques. Dans une perspective pluridisciplinaire, ouverte à des réflexions relevant de domaines différents (linguistique, littérature, histoire des idées, etc.), ce colloque souhaite apporter un regard d’ensemble sur Gide épistolier, afin de s’interroger sur la signification, la valeur et la portée de la correspondance, où se reflètent les multiples visages de l’écrivain. Toute contribution visant à enrichir la réflexion à l’appui de documents encore inédits sera bien sûr la bienvenue. Nous proposons d’articuler la discussion autour des axes de réflexion qui suivent. 

Axes de réflexion :

1) Épistolaire et identité. Une des constantes les plus manifestes de la correspondance de Gide est l’exploitation de l’écriture épistolaire au service du Moi. La belle formule de Bernard Beugnot – qui présente l’épistolier comme un « artisan de soi » – s’avère particulièrement topique, puisqu’elle explique l’importance pour Gide de s’essayer, comme aurait dit Montaigne, sous le regard de l’autre. Terrain privilégié du dévoilement et de la confession, la lettre comporte également une partie scellée, cachée, et à ce titre, s’affirme comme le lieu du silence et du non-dit. Dans ce cadre, la correspondance de Gide avec ses compagnons et ses proches est particulièrement intéressante, car elle porte les marques d’un processus d’émancipation et de maturation fait de secrets et d’allusions. Écriture de l’identité, ou des identités, la correspondance apparaît, d’après Pierre Masson, comme une pratique parfaitement complémentaire à celle du Journalet mérite à ce titre d’être considérée comme un moment décisif dans le processus d’élaboration du « Je » écrivant. De quelle manière la lettre contribue-t-elle à la construction identitaire de l’auteur ? Quel rôle joue la correspondance dans l’ensemble autobiographique gidien ?

2) Gide épistolier au-delà des frontières. En aucune façon, la lettre ne peut se réduire au territoire de l’intime, car elle se situe toujours « à la croisée de l’individuel et du social » (Mireille Bossis). Moteur silencieux d’un vaste réseau de correspondants, Gide contribue de manière décisive à la construction d’un espace de culture et de civilisation dépassant les frontières nationales. Mais ce n’est pas seulement le tissu que créent ses échanges transfrontaliers qui fait delui un épistolier européen : suite à l’expérience tragique de la Grande Guerre, au moment où il développe un intérêt accru pour l’Histoire, Gide conçoit sa correspondance à la fois comme un lieu de témoignage – où il décrit et commente les événements de son temps – et comme un lieu de débat – où il réfléchit sur l’avenir du Vieux Continent. Lieu de « commerce » d’idées et de préoccupations actuelles, sa correspondance avec Ernst Robert Curtius, Arnold Bennett ou Edmund Gosse, sans négliger l’importance de ses amitiés féminines – Aline Mayrisch, Dorothy Bussy, la Petite Dame – fait émerger une pensée de l’Europe en dialogue et une volonté d’action commune. Comment la lettre, en tant que communication par écrit et exigence de réponse en retour, contribue-t-elle à l’élaboration d’une conscience nouvelle, ouverte sur l’avenir ? Quel rôle (historique, culturel, politique) Gide attribue-t-il à ses correspondances internationales ? 

3) L’épistolaire comme laboratoire du littéraire. Depuis un certain temps, l’approche de la lettre comme « seuil du littéraire » (Brigitte Diaz) regagne du terrain. Il suffit de penser au rôle joué par Roger Martin du Gard lors de l’élaboration des Faux-monnayeurs pour comprendre l’importance de la correspondance dans le processus de création : à partir du moment où ilsont souvent pour sujet les idées (réalisées ou abandonnées) de l’auteur sur ses projets en cours, les échanges épistolaires font partie, à l’instar des préfaces ou des postfaces, du paratexte gidien. Mais au-delà de son statut de preuve dans l’historique de telle ou telle œuvre, il semble possible, plus profondément, de considérer la correspondance comme un « dossier », au sens génétique, du texte à venir. L’étude de Jean-Michel Wittmann (2002) ouvre une perspective intéressante sur ce sujet : peut-on affirmer qu’une communication s’instaure entre l’épistolaire et le littéraire ? S’il est vrai que certains motifs ou thèmes migrent de la correspondance à l’œuvre, dans quelle mesure la lettre forme-t-elle le soubassement de la création fictionnelle ? Du point de vue de l’art épistolaire, le discours est également intéressant : Gide manifeste-t-il dans sa correspondance un style différent de celui auquel est familiarisé le lecteur de ses fictions ? Existe-t-il un style spécifiquement épistolaire ou est-il possible de considérer la lettre comme la matrice (syntaxique, lexicale, rythmique) de l’œuvre ?

 

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04
Jan.

La session Gide de la MLA, premier événement des festivités liées au cent-cinquenaire de la naissance de Gide, a eu lieu le vendredi 4 janvier 2019 de 15h30 à 16h45 dans la salle Missouri du Sheraton Grand Chicago.

La séance était présidée par Pamela Genova, qui en avait assuré l'organisation.

Conférenciers et titres

1. «150 Years and Counting: Gide and the Dynamics of Current Literary Studies », Pamela Antonia Genova (U of Oklahoma) 
2. « Daniel Guérin’s Militant Tribute to Gide », Christine M. Cano (Case Western Reserve U) 
3. « Esquisses pour une Europe à venir : André Gide et Klaus Mann », Paola Codazzi (Università di Bologna) 
4. « Par-delà la volupté de la chair’: Translating André Gide through Nathalie Stephens », Claire Nashar (U at Buffalo, State U of New York) 
 
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07
Déc.

Stéphanie Bertrand a donné une conférence sur La métaphore dans l'écriture (d'idées) gidienne : les ambivalences d’une pensée par images, dans le cadre du séminaire de master de Michela Gardini, à l'Université de Bergame (Italie), le vendredi 7 décembre.

Résumé de la conférence :   
Il s'agira dans un premier temps de cerner les enjeux du discours théorique de Gide sur la métaphore, en l'occurrence, les raisons de sa méfiance pour cette figure de style. Pourtant, nous verrons dans un deuxième temps que son écriture ne laisse pas d'y recourir, quel que soit le genre de l'oeuvre concernée : les métaphores sont nombreuses, dans ses fictions bien sûr, mais aussi dans son écriture personnelle (Journal, correspondance) et critique. Un échantillon permettra dès lors de réfléchir aux motifs de sa récurrence : traduit-elle une invincible aspiration poétique de Gide ? Participe-t-elle d'abord du style d'idées de l'écrivain ? Parmi elles, nous serons particulièrement attentifs aux métaphores empruntées à l'univers naturel. 
 
 
 
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05
Déc.

Jean-Michel Wittmann a donné une conférence consacrée à André Gide dans le cadre du séminaire L'écriture de soi : une éthique de soi immoraliste ? animé par Camille Laurens et Isabelle Galichon, le mercredi 5 décembre au Columbia Global Centers, situé 4 rue de Chevreuse, dans le VIe arrondissement de Paris, de 18h30 à 20h30... dans les murs de ce qui était à la fin du XIXe siècle la Pension Keller, fréquentée par Gide entre 1885 et 1888 !

Le programme complet du séminaire est disponible ici.

 

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31
Oct.

 Journée d'étude organisée par Carmen Saggiomo (Università degli studi della Campania)

et Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine)

le 31 octobre 2018 à Caserte (Università degli studi della Campania, Italie).

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Programme :

9h Accueil des participants : Pasquale Femia (Directeur du Département de Sciences politiques "Jean Monnet")
9h30 Ouverture (Carmen Saggiomo, Università della Campania Luigi Vanvitelli & Jean-Michel Wittmann, Université de Lorraine)

9h45 – 11h
Présidence de séance : Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine)

9h45 – 10h15 Riccardo Benedettini (Fondazione UniverMantova)
« L’humanité n’est pas simple. » Gide lecteur de Balzac.

10h15 – 10h45 Chantal Pierre (Université de Nantes)
Les larmes, de Flaubert à Gide.

10h45 – 11h : Discussion

11h – 11h15 : Pause

11h15 – 12h30
Présidence de séance : Rosanna Gorris (Università di Verona)

11h15 – 11h45 Pierre Masson (Université de Nantes)
1900, frontière infranchissable ?

11h45 – 12h15 Emilia Surmonte (Università della Basilicata)
Le Roman du XIXe siècle et L’Immoraliste : rupture ou continuité ?

12h15 – 12h30 : Discussion

12h30 – 14h30 : Déjeuner

14h30 – 16h30
Présidence de séance : Pierre Masson (Université de Nantes)

14h30-15h Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine)
Gide et le suicide, de Dostoïevski à Durkheim

15h-15h30 Carmen Saggiomo (Università della Campania Luigi Vanvitelli)
Gide face à Wilde : l’héritage difficile du King of life

15h30-16h Augustin Voegele (Université de Lorraine)
Le Chopin de Gide, un classique du XIXe siècle ?

16h-16h30 Discussion et conclusion

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 Augustin Voegele & Pierre Masson

 

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 De gauche à droite : Chantal Pierre, Jean-Michel Wittmann, Carmen Saggiomo & Riccardo Benedettini

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30
Oct.

Parmi les lieux les plus appréciés de Gide, infatigable voyageur, on compte l'Italie - la Campanie en particulier et, plus précisément encore, la belle Sorrente, ville côtière située au sud de Naples.

A l'invitation du Centre de documentation Roland Barthes, et en collaboration avec l'Institut de la culture Torquato Tasso, Pierre Masson a prononcé une conférence sur "Les séjours sorrentins d'André Gide", à Sorrente, le mardi 30 octobre 2018, avec le concours d'Emilia Surmonte, qui a assuré la traduction simultanée en italien. 

 

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Emilia Surmonte, micro à la main, et Pierre Masson qui s'exprimait en français et en napolitain (avec les mains !)

 

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11
Jui.

Séminaire organisé par Robert Kopp (Université de Bâle) et Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace)

du 11 au 16 juin 2018 à la Fondation des Treilles (Var)

programme complet disponible ici

 

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En haut, P. Masson, S. Bertrand, P. Schnyder, A. Fuentes, N. Drouin.

Au premier rang, J.-P. Clément, A. Voegele, M. Sagaert, P. Codazzi, L. Carlier, T. Hunkeler, A. Cerisier, J.-M. Wittmann.

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07
Avr.

Les 5es Journées Catherine Gide, organisées par la mairie du Lavandou
en collaboration avec la Fondation Catherine Gide et l'Association des Amis d'André Gide,
ont eu lieu comme chaque année au Lavandou (Var), les 7 et 8 avril 2018.

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Lieu de ces 5e Journées : Villa Théo, 19 Avenue Van Rysselberghe, Le Lavandou.

 

Programme à télécharger.

PROGRAMME

SAMEDI 7 AVRIL

 

9h00 
Accueil des participants et présentation du programme

9h30
Pierre Masson : "France-Belgique 1900, au carrefour des arts et des lettres"

10h30
Marc Quaghebeur : "Edmond Deman, histoire d’un éditeur"

11h30
Visite commentée de l’exposition

14h30
Pierre Mathieu : "Petite histoire du symbolisme, en littérature et en art"

15h30
Nicole Tamburini : "Illustration et ornementation du livre, la modernité des éditions Deman"

16h30
Nathalie Trouveroy-Fontainas : "Adrienne et Luc Fontainas, biographes de Deman" 

 

DIMANCHE 8 AVRIL

9h30
Raphaël Dupouy : "John-Antoine Nau, un Goncourt nomade"

10h30
Pierre Masson et Olivier Monoyez : "Gide et les peintres à partir des archives de la Fondation des Treilles"

 

Entrée ouverte à tous !

 
 

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07
Déc.

Colloque interdisciplinaire organisé par Vincenzo Mazza (Université de Montpellier III)

du 7 au 9 décembre 2017 à Paris.

 

 

Situation

Alors que le théâtre accompagne la totalité du parcours d’écrivain d’André Gide et que ses tentatives et ses réussites emplissent copieusement sa correspondance, ses notes personnelles et de nombreuses pages de sa biographe d’exception – Maria Van Rysselberghe –, la plus grande part de sa production dramatique reste méconnue et peu étudiée. Depuis presque trois quarts de siècle, deux moments demeurent fondamentaux pour la compréhension de son apport au théâtre. Tout d’abord, les huit tomes du Théâtre completpubliés entre 1947 et 1949, qui constituent un objet précieux pour les chercheurs. Le projet – voulu par Richard Heyd et accepté avec enthousiasme par Gide – a obligé l’auteur à réunir sa production dramatique et à la considérer comme un ensemble autonome. Cette édition définitive et testamentaire du théâtre de Gide permet, entre autres, de révéler l’écart significatif avec les premières éditions de ses pièces qui correspondent forcément aux différentes époques auxquelles elles ont été produites. La deuxième opération éditoriale, qui touche l’exégèse du travail de Gide au théâtre, est l’étude de Jean Claude, parue en 1992. Cette réflexion a occupé une place restée vacante depuis trop longtemps. De plus, elle a montré la voie à de nouvelles études.

Vous avez dit théâtre ? 

Les nombreuses initiatives scientifiques organisées par les Universités de Nantes, de Lorraine et de Haute-Alsace, la Fondation des Treilles, etc., promues par l’Association des Amis d’André Gide et la Fondation Catherine Gide, répondent à l’exigence constante d’interroger l’œuvre de Gide. Le colloque interdisciplinaire André Gide et le théâtre. Un parcours à re-tracer se veut une tentative de répondre à quelques-unes des questions soulevées par Jean Claude, et indique clairement au moins deux domaines d’investigation : « De fait, si l’on veut étudier les rapports de Gide avec le théâtre, c’est toute la question de la double existence de l’œuvre dramatique qui intervient : son existence littéraire et son existence scénique. Il importe de savoir comment l’écrivain a envisagé cette double existence, d’analyser les contradictions que cet aspect a pu entraîner dans ses jugements, comment elles ont été vécues et éventuellement résolues. »

Les idées de Gide sur le théâtre ne se retrouvent pas seulement dans son écriture dramatique, mais également dans ses échanges avec des hommes de théâtre comme Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault, Charles Dullin, Aurélien Lugné-Poe, Jean Mercure, Jean Vilar etc. En filtrant sa correspondance et son Journal à l’occasion de ses plongées dans l’art dramatique, on distingue autant le désir d’arriver à avoir une place dans la dramaturgie de son temps que celui de faire entendre et voir son monde théâtral. Et si l’on relit le Journal à propos de son Œdipe : « Ce n’est pas l’émotion qui m’importe et que je cherche à obtenir : c’est à votre intelligence que je m’adresse. Je me propose, non de vous faire frémir ou pleurer, mais de vous faire réfléchir », ne peut-on pas affirmer, a posteriori, qu’il s’agit, plus que d’un théâtre littéraire, d’un théâtre qui évoque et qui anticipe en France celui de Brecht ?

On reproche à Gide l’absence de succès de Saül, nonobstant l’apport de Copeau et, comme il dira lui-même à Barrault d’avoir « jeté [son] filet trop bas » concernant sa pièce sociale Robert ou l’intérêt général. À cela, on peut répondre qu’il a même obtenu des résultats aux guichets avec les mises en scène de George s Pitoëff et Vilar pour Œdiperespectivement en 1932 et 1951 et avec Barrault qui a monté sa traduction d’Hamlet en 1946, et leur adaptation du Procès de Kafka au Théâtre Marigny en 1947.

Enjeux

L’ambition de cette rencontre, rendue possible grâce au soutien de la Fondation Catherine Gide et de son président, Peter Schnyder, mais également de la Maison d’Espagne, du Département des arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France, du groupe de recherche E.S.T. – Études sur le théâtre et de l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (ILLE EA 4363), est celle d’inviter les chercheurs à centrer leur attention sur le travail de Gide au théâtre, pour susciter une nouvelle vague de réflexions.

 

PROGRAMME

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02
Nov.

Journée d'étude organisée par Carmen Saggiomo (Università degli studi della Campania) et Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine)

le 2 novembre 2017 à Caserte (Università degli studi della Campania, Italie).

 

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 Carmen Saggiomo, Jean-Michel Wittmann, Emilia Surmonte & Pierre Masson.

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06
Avr.

Colloque organisé par Marian Bielecki, Joanna Jakubowska, Lukasz Smuga et Regina Solova (Université de Wroclaw)

du 6 au 8 avril 2017 à Wrocław (Université de Wroclaw, Pologne).

Affiche à télécharger

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27
Oct.

Journée d'étude organisée par Stéphanie Bertrand (Université de Lorraine) et Enrico Guerini (Université de Bologne)

le 27 octobre 2016 à Bologne (Alma mater studiorum- Università di Bologna, Italie).

 

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Argumentaire disponible ici.

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16
Jui.

Colloque organisé par Christine Armstrong (Denison University, Ohio, USA) et Jocelyn Van Tuyl (Sarasota University, Florida, USA)

du 16 au 18 juin 2016 à Granville (Denison University, Ohio, USA).

Programme à télécharger

 

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16
Mar.

Colloque organisé par Martina Della Casa, Frédérique Toudoire-Surlapierre, Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace)

du 16 au 18 mars 2016 à Mulhouse (Université de Haute-Alsace).

Affiche à télécharger

Programme à télécharger

Livret à télécharger

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28
Mai.

Colloque organisé par Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine)

du 28 au 30 mai 2015 à Metz (Université de Lorraine).

 Au premier rang : P. Schnyder, F. Toudoire-Surlapierre, Ch. Armstrong, J. Claude, G. Masson, M. Karelson, E. Guerini.

Au deuxième rang: H. Baty-Delalande, S. Bertrand, P. Masson, P. Pollard, J.-M. Wittmann, F. Lestringant, F. Bompaire.

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Alain Goulet et François Bompaire.

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Peter Schnyder et Stéphanie Bertrand.

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David H. Walker et Christine Armstrong; à l'arrière-plan, Shaimaa Al Goberi et Paola Codazzi.

 

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13
Oct.


Colloque organisé par Greta Komur, Frédérique Toudoire-Surlapierre, Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace)

du 13 au 15 octobre 2014 à Mulhouse (Université de Haute-Alsace).


COLLOQUE INTERNATIONAL ET INTERDISCIPLINAIRE

André Gide et la musique

13 - 15 octobre 2014

au Théâtre de la Sinne à Mulhouse
(Foyer et Grande Salle)

Programme

Lundi 13 octobre 2014

Matinée : Accueil des artistes.

14h00 : Accueil des conférenciers au Grand Foyer du Théâtre.

15h00 : Greta Komur, Peter Schnyder et Frédérique Toudoire-Surlapierre. Mot d'accueil.

15h15-16h00 : Conférence d'ouverture par Peter Schnyder (ILLE – UHA) :

« … l’on comprend que l'on est un auditif et l’on parle à un visuel ». Regards sur la culture musicale de Gide.

16h00-17h00 : Conférence plénière par François Gildas Tual (Conservatoire à Rayonnement Régional de Grenoble) : « Saül » de Flavio Test, Opéra de l’introuvable.

17h15-17h45 : Maya Vukusic Zorica (Université de Zagreb) : Des notes sur Chopin à l’opéra, l’angle mort du Journal de Gide.

17h45-18h15 : Hana Imen Bensid & Omar Salhi (Université de Batna, Algérie) : André Gide, la musique et l’Algérie.

20h30 : Concert : Le Parnasse des compositeurs d'André Gide : Chopin, Bach, Mozart et les autres.

Notes sur Chopin de Pierre Thilloy Quatuor Sakharov, quatuor à cordes Stéphane Rougier, violon & alto solo Sylvain Kuntz, récitant

21h45 : Dîner de bienvenu, restaurant le Théâtr'al (6 Passage de l'Hôtel de Ville)


Mardi 14 octobre 2014

9h30 : Accueil au Théâtre / thé ou café… discussions cordiales...

10h00-11h00 : Conférence plénière par Robert Kopp (Université de Bâle) : La NRF face aux avant-gardes musicales : Jacques Rivière, critique de Strawinski.

11h00-12h00 : Conférence plénière par Pierre Masson (Université de Nantes) : Gide, la musique et Chopin : De l'impur et le pur.

12h00-14h00 : Apéritif déjeunatoire - concert / Salle des colonnes (Place de la Réunion).

14h30-15h30 : Conférence plénière par Éric Lysøe (Université de Clermont- Ferrand) : Darius Milhaud, lecteur de La Porte étroite.

15h45-16h45 : Conférence plénière par Peter André Bloch (Université de Haute-Alsace) : Musicalité de La Porte étroite.

17h00-18h00 : Conférence plénière par Guy-Pierre Couleau (directeur de la Comédie de l’Est) et Pierre Thilloy (compositeur).

20h00 : Concert : André Gide et la musique.

  • Première partie : Finale du Concours de Composition André Gide.

Entracte - Délibération du jury et vote du public.

  • Seconde partie : Hommage à Catherine Gide

Sables - Op. 198 - Évocations pour piano solo

Ainsi soit-il ou Les jeux sont faits - Op. 159 - Sextuor Quatuor Sakharov, quatuor à cordes

Céline Mellon, soprano

Sylvain Kuntz, récitant Sophie Teboul, piano

21h30 : Dîner, restaurant Hug (11, Rue du Sauvage)

 

Mercredi 15 octobre 2014

9h30 : Accueil au Théâtre / Thé ou café… discussions cordiales.

10h00-11h00 : Conférence plénière par Joachim Sistig (Ruhr-Universität, Bochum) : La topographie esthétique de l'univers gidien.

11h15-11h45 : Suzanne Lay (Université Aix-Marseille I) : De la mise en abyme à la fugue miroir : esthétiques bachiennes d’André Gide et d’Aldous Huxley.

12h00-14h00 : Déjeuner Brasserie St. B – Rue des Fleurs

14h30-15h30 : Conférence plénière par Vincenzo Mazza, EA 4414 HAR (Histoire des Arts et des Représentations, Université Paris-Ouest) : Gide face au Procès. La musicalité absconse de la prose kafkaïenne au double passage de l’écrivain et de Jean-Louis Barrault pour sa transposition scénique.

15h45-16h45 : Conférence plénière par François Bompaire (Université Paris IV Sorbonne) : De la musique à l'ironie, et retour : interprétation musicale et interprétation textuelle dans l’œuvre d'André Gide.

17h00-18h00 : Table ronde de clôture, Guy-Pierre Couleau (directeur de la Comédie de l’Est), Vincent Monteil (directeur de l’Opéra Studio), Pierre Thilloy (compositeur) : Les Faux-Monnayeurs… opus visionnaire…?

20h00 : Remise des Prix du Concours de Composition André Gide.

20h30 : Soirée « Gide en Opéra » : Les Faux-Monnayeurs de Pierre Thilloy.

Quatuor Sakharov, quatuor à cordes Collectif KORDS

Mélanie Moussay, soprano Louis-Héol Castel, ténor Sylvain Kuntz, baryton Fernand Bernadi, basse

François Guilliou, programmation musicale Vincent Guilliou, programmation vidéo Guy-Pierre Couleau, mise en scène

Vincent Monteil, direction

21h30 : Cocktail dînatoire de clôture (Grand foyer du théâtre)

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15
Mai.

Journée d'étude organisée par Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine)

le 15 mai 2013 à Metz (Université de Lorraine).

Affiche à télécharger

Argumentaire à télécharger

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08
Déc.

Journée d'étude organisée par Hélène Baty-Delalande (Université Denis Diderot - Paris 7)

le 8 décembre 2012 à Paris (Université Paris 7).

 

UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT

CÉRILAC-LITTÉRATURE AU PRÉSENT

 

Journée d’agrégation : André Gide, Les Faux Monnayeurs

 

Université Paris-Diderot, Halle aux farines, Espl. Pierre Vidal-Naquet, 75013 Paris.

RESPONSABLE : Hélène Baty-Delalande

SAMEDI 08 DECEMBRE 2012
9h30-17h — Amphi 11A
Ouvert à tous

Matin

Modératrice : Hélène Baty-Delalande

9h30 : Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine) : « La lutte pour la vie dans l’espace romanesque »
10h : Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Haute-Alsace) : « Les bons comptes font les bons…»
Discussion et pause

Modérateur : Jean-Michel Wittmann

11h : Alain Schaffner (Université Sorbonne nouvelle-Paris III) : « Le romanesque dans Les Faux-Monnayeurs »
11h30 : Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace) : « ‘‘Vous pouvez tout raconter, mais à condition de ne jamais dire) : Je.” Gide critique de Proust »
Discussion

Après-midi

Modérateur : Peter Schnyder

14h : Anne-Sophie Angelo (Université Paris-Diderot) : « Édouard, ou comment donner forme à une réflexion sur le roman »
14h30 : Pierre Masson (Université de Nantes) : « Seuils et frontières dans Les Faux Monnayeurs »
Discussion et pause

Modérateur : Pierre Masson


15h30 : Eric Marty (Université Paris-Diderot), « Livre écrit, livre volé, livre différé : perversion et sublimation dans Les Faux Monnayeurs »
16h : Claude Coste (Université Stendhal-Grenoble III), « L’art de la fugue »
Discussion


 

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Le site du CEG a été réalisé grâce au soutien de la Fondation Catherine Gide, avec la participation de l’Association des Amis d’André Gide. Il a été réalisé en partenariat avec Martine Sagaert, responsable du site originel andre-gide.fr, créé en 2006 avec des étudiant.e.s de l'I.U.T. des Métiers du Livre de Bordeaux.